‹ Traitement de l'Amygdalite Aigué: Par les Scarifications et le MassageChapitre 3 sur 9 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

curremment avec la saignée générale. De ces deux moyens 1] donne la préférence aux scarifications. « Les émissions sanguines, locales ou générales, dit-il, soulagent rapidement

et peut-être abrègent la durée du mal. Les sangsues appli-

quées en grand nombre sous l'angle de la mâchoire font un bon effet. Mais on arrive tout aussi rapidement au même but, en faisant des ponctions peu profondes sur les parties malades. Cette perte de sang, bien que minime, sera suffisante, et J'ai vu l'expuition de douze ou quinze crachats d’un sang noir être suivie d’une amélioration presque immédiate. Quelquefois, on est obligé de recommencer le lendemain cette opération innocente et peu douloureuse » {1).

Barthez et Sonné recommandent aussi cette opération. Pour eux, on peut la faire avec un bistouri droit entouré de diachylon jusqu’à la pointe. Les scarifications peuvent être superficielles, mais on peut faire des ponctions plus profondes. Le souJagement que procure ce moyen est plus prompt que celui que l’on obtient par des applications de sangsues derrière l’angle de la mâchoire (2).

Des opérations plus graves ont été pratiquées dans des cas où la suffocation était imminente. Simyan (3) et Liégeard (4) ont pratiqué l’amygdalotomie. Enfin, dans un cas où les symptômes de suffocation étaient très accusés, Alb. Puech a été amené à pratiquer la trachéotomie (5).

(1) Mémoire sur l’amygdalite aiguë dite simple, sur le traitement et sur la nature de cette phlegmasie. Gaz. méd. de Paris, 1856, p. 445,

(2) Traité clinique et pratique des maladies des enfants, t. I, ch. VIT.

(3) Traitement de l’angine tonsillaire aiguë par l’excision des amygdales. Gaz. des Hôp., 1800.

(4) Id. Bull. de thérap., 1860.

($) Moniteur des Hôp., 1857.

Page 1