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sibilité de mouvoir la vis, ou la course qu’elle parcourra, seront pour le chirurgien, des indices certains. De sorte que cet appareil, excellent au point de vue thérapeutique, peut aussi servir au diagnostic de l'affection.
Malgré les avantages de ces appareils mécaniques à cré= maillère, à vis et à pignon, les chirurgiens lyonnais se sont beaucoup servis, surtout dans ces derniers temps, de la force élastique des liens en caoutchouc. On comprend très bien que la pression fournie par les vis dont nous venons de parler puisse être remplacée par une traction qui, située en avant de l’articulation, étende la jambe sur la cuisse. Il suffit que le lien en caoutchouc s'attache, en haut, à la partie fémorale de l’appareil, en bas, à la partie jambière, pour qu’il joue le rôle d’un tendon rotulien artificiel, amenant l’extension du membre. Ces tractions élastiques ont le grand avantage de se graduer avec facilité, d’être toujours égales à elles-mêmes, facilement supportées. Elles ont encore un deuxième avantage bien plus grand, c’est qu’elles peuvent s’adapter à un appareil beaucoup plus simple que ceux de nos fabricants, à un appareil construit extemporanément par le chirurgien lui-même. Appliquez un appareil silicaté sur la totalité du membre inférieur fléchi. Coupez-le circulairement autour du genou, adaptez solidement sur la partie fémorale, en avant, une première tige, une deuxième tige sur la portion jambière, vous pouvez aisément réunir ces deux tiges par des liens élastiques qui pratiqueront l'extension graduelle et continue du membre.
Delore, de Lyon, a fait un très grand éloge de cette méthode, dite des tractions élastiques, au congrès de Lyon de 1864. Il à décrit à ce sujet les ingénieux appareils ima-