‹ Traitement de l'ankylose du genouChapitre 18 sur 36 · MÉTHODE SANGLANTE · texte numérisé non relu

MÉTHODE SANGLANTE

Dans son Traité des maladies articulaires, Bonnet a écrit que la médecine opératoire n’avait rien à voir dans la thérapeutique des ankyloses ; comme Malgaigne, il pensait que Rhea Barton et son procédé s’écartaient des règles de la bonne chirurgie. Depuis les choses ont bien changé; nous avons pu compter 132 cas d’ankyloses redressées par les procédés sanglants et la valeur de cette méthode s'affirme tous les jours.

Les opérations que l’on peut pratiquer dans les cas d’ankylose du genou peuvent être rapportées à deux types principaux. Elles consistent tantôt dans l’ablation d'un fragment osseux, tantôt dans une simple section de l'os; c’est-à-dire qu'il y a tantôt exérèse, tantôt simple diérèse. Dans le premier cas on enlève un fragment osseux plus ou moins cunéiforme aux dépens de l’un des deux os qui constituent l'articulation du genou. Plus souvent on enlève en totalité ou en partie les deux extrémités articulaires; on fait alors une ostéo-arthrotomie (résection totale ou par-

tielle). C’est l'opération qui est aujourd’hui le plus fréquem-

ment pratiquée. Dans le deuxième cas, dans la diérèse, on se contente de la section du tibia, du fémur ou simplement de la soudure articulaire.

En étudiant les procédés dont dispose la méthode sanglante, nous nous attacherons à suivre l’ordre chronologique et nous irons des procédés d’exérèse vers les procédés plus récents de diérèse.

Nous passerons successivement en revue la résection du fémur, du tibia et celle des extrémités articulaires.

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