‹ Traitement de l'asthme par l'abcès de fixationChapitre 10 sur 16 · ENT · texte numérisé non relu

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sons la collection dès son apparition, c’est-à-dire vers le troisième jour. Il s’écoule alors soit du pus jJauhâtré, bien lié, soit de la sérosité séro-purulente, lé pus ne s’évacuant que le lendemain ou le surlendemain, après pansements humides. Ainsi nous avons évité chez nos malades des décollements étendus qui eussent pu àssombrir l’avenir fonctionnel du membre.

L’incision doit être faite sous le couvert de la plus stricte aseptie pour éviter des accidents d’infection parfois redoutables. Il ne faut pas oublier, en effet, que le pus qui s'écoule de notre incision, s’il est riche en toxines, est par contre amicrobien, sans doute par suite de la puissante action bactéricide de l’essence de térébenthine.

Il y a trois contre-indications que nous considérons comme absolues. Ce sont :

1° L’anasarque, car l’injection donnerait de gros délabrements que nous serions impuissants à limiter ;

2° La tuberculose pulmonaire, l’abcès devant dans ce cas être écarté comme toutes causes d’hyperpyrexie ;

3° Le diabète, au cours duquel toute suppuration n€ peut être qu’extrêmement dangereuse.

En dehors de ces cas d’espèce, la méthode que Fc- CHIER a d’abord appliquée à l’infection puerpérale, s’est progressivement étendue à presque toutes les entités morbides graves, et particulièrement aux cas dont le pronostic semblait très sombre.

Les broncho-pneumonies, les pneumonies, les maladies infectieuses, les septicémies, l’encéphalite léthar-

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