ELITE DES
Is ont pu ainsi démontrer que :
1° Au début l'élimination de l’iode se fait d’une façon croissante ;
2° Cette élimination se prolonge pendant plusieurs jours après la première séance.
Ils supposent, en présence de ces faits, que l'iode introduit à la première séance est divisé en deux parts sensiblement égales : l’une est éliminée dans les 24 heures suivantes, l’autre est retenue dans l'organisme. C’est cette réserve qui s’élimine progressivement après la cessation de l’ionisation.
D’après ces auteurs cet iode de réserve serait retenu par le corps thyroïde qui jouerait à son égard le rôle du foie vis-à-vis du sucre, maintenant ainsi l'équilibre iodé de l’organisme.
L’électrolyse libérerait une partie de cet iode mis en circulation et lui confèrerait une activité plus grande que celle qu'il possède lorsqu'il est transporté par le sang, et c’est ainsi qu’il agirait sur les tissus cicatriciels et inflammatoires.
MM. BourGuiGnon et Cairay ont de plus montré que les résultats les meilleurs sur les tissus pathologiques étaient obtenus :
1° En localisant le courant aussi étroitement que possible au foyer de la lésion ;
2° En faisant des séances quotidiennes d’assez longue durée ;
__ 3° En employant des intensités faibles ne dépassant guère 10 Ma.
AR Pi tee
Technique
Ces expériences ont permis au D' Bourguignon d’établir la meilleure technique de l’ionisation ; nous envisagerons maintenant cette technique.
1° Source d’électricité.
La meilleure est fournie par les accumulateurs parce que leur débit est constant. La technique la meilleure est celle où l'intensité est stable pendant toute la séance. On arrive à atténuer les variations de lintensité dues aux phénomènes qui se passent au niveau de la peau en mettant en série avec le sujet des résistances convenablement choisies. On fera donc le traitement par courant continu en mettant au moins 10.000 ohms en série avec le sujet.
Appareils
2 Electrodes.
Elles doivent satisfaire à certaines conditions :
1° Pouvoir être appliquées très exactement sur la surface cutanée à traiter ;
2* Elles doivent n’apporter aucun ion étranger à celui que l’on veut introduire.
L'expérience a montré qu’en pratique le mieux était d’avoir des plaques et des garnitures séparées.
Les plaques d’étain se sont montrées les meilleures électrodes à tous points de vue.
MD
Les garnitures seront en papier filtre pour des expériences rigoureuses êt dans la pratique en coton hydrophile.
Application.
Il résulte de ce qui a été dit qu’il faut localiser le courant le plus rigoureusement possible à la zone que Don veul traiter.
Il faut placer les électrodes de façon que l'organe à traiter soit traversé de part en part par le courant.
On emploiera des intensités faibles comprises entre 3 et 15 ma. et des temps relativement longs, les séances durent environ une demi-heure.
On fera des séances quotidiennes pendant les:six premiers jours, ensuite trois séances par semaine pendant trois semaines.
Repos de quinze à vingt jours.
Reprise suivant le même mode jusqu’à amélioration satisfaisante. C’est ainsi que le D' Bourguignon a été amené à employer la méthode suivante dans le traitement de la paralysie faciale.
« L’électrode positive mouillée d’eau pure, est appli- » quée à la nuque, assez haut pour être à la hauteur de » linterstice occipito-vertébrale.
« L’électrode négative est constituée par une large » compresse d’ouale hydrophile mouillée d’une solution » d’iodure de potassium à 10 0/0 appliquée sur la face, » de manière à recouvrir l'œil.
« Un prolongement de la compresse couvre loreille > et pénètre dans le conduit auditif externe. La plaque