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malade, chaque matin, mouchait un peu de sang et qu’elle
avait remarqué la présence de croûtelles dans le nez.
On apprend encore, que la malade a mal supporté sa grossesse et qu’elle a dû être hospitalisée pour pyélonéphrite au 4€ mois de sa grossesse.
Le 3 mai. — Température : maun : 3901 ; soir : 3906.
L’érysipèle a envahi toute la face et prédomine surtout à l’oreille et à la Joue droites. La malade se plaint de céphalée et d’insomnie.
Pouls : 120, 32 respirations à la minute.
L’abdomen légèrement météorisé, l'utérus déjeté à droite.
La malade urine bien : 1.700 ce.
Ürée sanguine : 0,27.
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On décide de donner à la malade 4 comprimés à 0,25 de chlorhvdrate de sulfamido-chrysoïdine.
4 mai. — Température : matin : 380 ; soir : 3806.
La malade a pu dormir pendant la nuit. La céphalée a presque entièrement disparu.
La plaque érysipélateuse est moins douloureuse.
L’abdomen est souple, l'utérus revient sur lui-même, les lochies sont normales.
Pouls : 104, 32 respirations à la minute.
Urines abondantes : 3.000 cc., colorées par le colorant azoïque dont elle absorbe encore 4 comprimés à 0,25.
5 mai. — Température : matin : 3706 ; soir : 3706.
L’érysipèle régresse ; les yeux peuvent s’ouvrir facilement. Les phlretènes crevées laissent sourdre un liquide mellicérique.
Pouls : 88, 32 respirations à la minute.
UÜrines nettement rouges : 3.000 ce.
4 comprimés de chlorhydrate de chrysoïdine.
6 mai. — Température : matin : 3608 ; soir : 3704.
La plaque desquame légèrement. La peau de chaleur normale, n’est plus douloureuse, sauf encore à l'oreille droite.
Pouls : 88, 30 respirations à la minute.
Urines : 2.500 ce., rouge acajou.
Le lait qu’on fait sourdre du mamelon est également coloré : 1l est jaune.
Dosage d’urée sanguine : 0,31.
La malade absorbe 4 comprimés à 0,25 de colorant azoique.
La plaque érysipélateuse disparaît progressivement et le LT mai (11e jour de Faffection) le visage est redevenu normal.
La température reste aux environs de 370 jusqu’au 17 mai, À ce moment, la malade fait une galactophorite du sein
gauche.
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La température atteint 3906. On donne pendant 3 jours, six comprimés de chlorhydrate de chrysoïdine, la température tombe en 24 heures à 3702, se maintient ainsi jusqu’au 24 mai, où elle remonte à 3806 à la suite d’une atteinte du sein droit (galactophorite). La malade absorbe une fois encore, pendant 4 jours, 6 comprimés de colorant azoïque.
La température redevient normale et la malade sort guérie le 31 mai 1935.
ÉCHECS DU TRAITEMENT BE L’ÉRYSIPÈLE PAR LE CHLORHYDRATE BE SULFAMIDO CHRYSOI- BINE
Toute chose humaine est perfectible. La médication de l’érysipèle par le chlorhydrate de sulfamidochrysoïdine n’échappe pas à cette loi.
Parmi tous les malades traités à la Clinique des Maladies Infectieuses, 1l en est deux — une femme de 47 ans, et un homme de 32 ans, chez lesquels l’action du colorant azoïque est discutable. Si, en effet, le médicament absorbé a bien donné dans les 2 ou 3 jours une chute de la température, il n’en est pas moins vrai que la plaque érysipélateuse a mis très longtemps à rétrocéder et il semble bien que dans cette disparition, le chrlorhydrate de chrysoïdine ait été pour très peu de chose.
Enfin, dans un troisième cas — une femme de 63 ans — porteuse d’un éléphantiasis du membre inférieur droit sur lequel s’était greffé un érysipèle, la médication par le colorant azoïque a donné un résultat pour ainsi dire nul.