‹ Traitement de l'Érysipèle par le Chlorhydrate de Sulfamido ChrysoïdineChapitre 29 sur 33 · PRO UE · texte numérisé non relu

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Reste la question des rechutes et des récidives. Au début de l’expérimentation du colorant azoïque dans le service de notre Maître, M. le Professeur LEMIERRE, on à pu observer quatre cas de rechutes de lérysipèle. Ces rechutes ont toujours été de courte durée et peu fébriles. A l’heure actuelle, au bout de quelques mois d’expérimentation, il semble bien que l’on doive attribuer ces rechutes à une cessation trop rapide du médicament.

Il faut signaler cependant que deux malades convenablement traités ont récidivé dans les huit jours qui ont suivi leur sortie de l'hôpital. — Peut-être une bonne administration du médicament permettra-t-elle d'empêcher ces récidives, d’ailleurs si peu nombreuses.

= Le temps seul permettra de juger.

POSOLOGIE

Administrer d'emblée et le plus précocement possible de larges doses, prolonger le traitement plusieurs jours après la guérison apparente, telle est la règle qui doit servir de base au traitement de l’érysipèle par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine.

Chez l'adulte, on donne les 3 ou 4 premiers jours 2 grammes de colorant azoïque (8 comprimés de 0 gr. 25) en 4 prises espacées, à distance des repas. Les 3 jours suivants, en général, en continue à doses décroissantes (6 comprimés), puis, durant encore 3 ou 4 jours, on donne 4 comprimés. Même après la guérison apparente, il faut continuer la médication à petites doses (2 ou 3 comprimés quotidiennement) pendant une huitaine de jours.

Chez l’enfant, les doses seront réduites de moitié. . Pour le nourrisson, on preserira 1/4 ou 1/2 comprimé par Jour. Cette partie de comprimé sera réduite en poudre qu’on divisera en 4 parties. Chaque partie sera dissoute dans un peu d’eau et on fera avaler au nourrisson cette solution à la cuillère à café.

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Il est évident que cette posologie n’est pas rigoureuse. Elle peut être augmentée ou diminuée selon l'effet obtenu et l’évolution de la maladie.

Dans les érysipèles récidivants, il nous paraît bon de continuer durant plusieurs semaines la médication, sous forme d’une dose d’entretien de 2 ou 3 comprimés par Jour. Il semble que, de cette façon, on pourra empêcher désormais, les rechutes ou les récidives de -cette maladie.

Ce médicament ne semble pas avoir d'influence fâcheuse sur l’organisme humain.

Les auteurs allemands ont signalé pourtant quelques incidents : deux cas de diarrhée cités par REecknaGEeLz. — Nous-même en avons observé deux : le premier chez un adulte, l’autre chez un nourrisson.

SCHREUS à constaté également de temps en temps des vomissements « lorsque, dit-il, les malades se sont aperçus de la forte action colorante du produit ». Des vomissements ont été remarqués aussi chez les nourrissons de GmeLin. Celui-ci les attribue au goût du produit. Dans une observation de nourrisson, que nous avons reproduite précédemment, nous avons signalé également cet incident, sans gravité aucune.

Enfin, dans deux cas d'adultes érysipélateux, nous avons constaté une éruption scarlatiniforme avec légère réaction fébrile. [l semble bien, sans d’ailleurs qu’on en ait pu faire la preuve formelle, que cette éruption était due au colorant azoïque..

- En dehors de ces incidents dont l’importance ne paraît pas grande, le chlorhydrate de sulfamido-

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