‹ Traitement de l'hydrocèle: par les injections d'éther iodoforméChapitre 6 sur 22 · LUS A · texte numérisé non relu

LUS A

Polaillon (Bull. s0e. chirurz. 1879) emploie le chlorure de zinc, Ce dernier injecte une seringue de Pravaz de { gr. de ec: sel au 1/10. « Aucune réaction « ne se montre après l'injection: dans les Jours qui « suivent, une sub-inflammation favorise le retour du « liquide qui se résorbe insensiblement plus tard. »

Cependant sur 8 cas, une récidive. Lerond (Thèse de Paris, 1887), sur 53, en donne 7.

L'acide chromique est employé par Mellilo (Il morgagni, déc. 1882).

Richet, en 1885, avec le sublimé à 1/100 obtint une irritation vive, une douleur légère et des guérisons. . |

Lewis, de Philadelphie,se sertde l’acide phénique pur, ? à 3 gr.: douleur forte, tuméfaction intense, guérison en une semaine (Labat, thèse 1885). Cependant nous notons des accidents phlegmoneux et 3 récidives sur 11 cas.

L'acide phénique a, d'ailleurs, été employé souvent.

Schæœtzke se sert d’une solution à 8 °/, (Berlin, Klin., Wochens, septembre 1879).

Keyes publie 50 cas satisfaisants (médic. Ree., New-York, 1886).

Weir, William Bull, Sands, ont aussi des succès. Malheureusement il est difficile de se prononcer sur la valeur de la méthode, les doses n'étant jamais les mêmes.

N oublions pas Ch. Monod dentle procédé original consiste à retirer de l'hydocèle, à l'aide de la seringue

de Pravaz une cuillerée à soupe de liquide environ, qu'il remplace par un gramme d’alcoo! à 46° coupé avec moitié eau.

Plusieurs auteurs ont expérimenté cette manière de faire, et indiquent quelques succès. Mais la reproduelion de la sérosité est fréquente.

Tous ces procédés ne sont pas entrés dans la pratique courante. Le liquide, universellement ememployé ou à peu près, c’est la teinture d’iode, à laquelle Velpeau s'arrèta en 1834. Jusque-là il avait surtout eu recours au vin chaud, comme d’ailleurs presque tous ies chirurgiens de l'époque.

Mais, il connut les suceès qu’obtenait depuis 1832, Martin de Calcutta qui, à l'hôpital des Natifs, se servait de la teinture d’iode. Ce chirurgien, dit-il, Ça € traité ainsi plusieurs milliers d’hydrocèles, et sur: « mille cas par exemple, il n’yaeu que six récidives.» (Loc. cit.)

La puissante autorité de Velpeau mit de suite la teinture d’iode en faveur dans le traitement de Phydrocèle, et la généralité des chirurgiensserailia à son procédé : on n'avait que peu ou pas d'accidents et les récidives se comptaient.

Velpeau employa l'injection iodée de toutes les facons : « La teinture pure, la teinture par moitié, « par tiers, par quart, injectée tiède ou froide, laissée « en partie ou en totalité dans les kystes, dans Îles « hydrocèles récentes, anciennes, petiles, énormes, « simples, compliquées, vaginales. herniaires, ac-

« quises ; congénitales, dans les hydro-hématocèles

NX

- « liquides elle réussit à merveille ; mais le mieux

«est de la mêler à moitié avec de l’eau à la tempé- « rature normale, et d'en laisser une partie dans le « sac malade. » (Loc. cit.)

sDepuis+et actuellement encore, on emploie 15

plus fréquemment la teinture d’iode mélangée avec.

un tiers d’eau et quelques grammes d'iodure de

potassium (pour prévenir la précipitation de l'iode.)

Mais, ainsi que MM. Reclus, Duplay et d'autres encore l'ont montré, il y a toutavantage à ne prendre |

que la teinture d'iode pure, récemment faite et conservée à l'abri de la lumière. De cette facon, les récidives sont moins fréquentes.

x s ss - ‘

Page 1