LE MASSAGE
On discute encore aujourd’hui sur l'utilité du massage et nombre d’auteurs ne lui reconnaissent qu’une utilité relative. Pour les uns, il fait seulement disparaître rapidement les liquides superficiels en améliorant la circulation périphérique ; il facilite aussi le jeu articu-
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laire et musculaire et permet ainsi la mise en action des autres procédés. Mais localement, il n’agit que peu sur la fonte de la graisse. Certains auteurs lui dénient même toute action ; pour d’autres, il est non seulement inutile, mais gênant. Heckel l’accuse de favoriser le dépôt de graisse dans le tissu cellulaire sous-cutané ; d'autre part, pratiqué d’une façon un peu intense, il dilacère le tissu conjonctif et provoque la flaccidité de la peau.
Cependant il stimule et régularise la circulation, et ainsi il augmente les échanges, provoque l'élimination d'une plus grande quantité d'urée et agit ainsi sur la nutrilion. |
La massothérapie comporte d’ailleurs des méthodes fort différentes : Schweninger, à Baden-Baden, comprend sous le nom de massage trois séries d'opérations : le tapotage qui consiste à frapper la région épigastrique à coups de poing légers d’abord, puis de plus en plus forts ; finalement on déprime la région au maximum, pendant que le malade fait des inspirations aussi profondes que possible. |
A cette manœuvre succède : le pincement : on saisit la paroi abdominale à pleines mains et on l’écrase vigoureusement. C’est là une opération extrêmement douloureuse qui arrache des cris au malade et entraine d’ailleurs la production d’ecchymoses.
Enfin, dans le pétrissage, le masseur s’agenouille sur le ventre du malade et y exerce de violentes pressions en recommandant au malade de respirer le plus rapidement
et le plus profondément possible.
Fe Es PAIE
Ces diverses manœuvres provoqueraient une diminution de la graisse superficielle et profonde; mais elles sont fort difficilement supportées d'autant'plus qu’elles sont répétées tous les jours et trois fois par jour, chaque séance durant un quart d'heure.
Il est bien évident que l’on ne pratique pas le massage en France avec une aussi grande énergie.
A côté du pétrissage et des frictions, on pratique volontiers l’effleurage qui s'exécute avec la main entière sur de larges surfaces. On emploie aussi les trépidations et vibrations exécutées le plus souvent avec la main, mais parfois aussi avec des appareils vibratoires. On combine enfin le massage avec l'emploi de pommades thérapeutiques généralement iodées. On exécute aussi volontiers le massage sous l’eau, qui est alors adjoint -à d'autres pratiques hydrothérapiques.
THERMOTHÉRAPIE.
Nombreux sont les procédés qui utilisent la chaleur pour combattre l'obésité. On a employé les bains de sable chaud, qui provoquent une sudation abondante; les bains d'aiguilles de pin, les bains d'eau chaude; ceuxci portés progressivement de 35 à 40° et durant au maximum une demi-heure élèvent la température du corps, augmentent la tension artérielle, accélèrent les mouvements respiratoires. Après le bain, une sudation abondante se produit.
Les bains d’étuve à vapeurs humides, ou bains russes, soumettent le malade à des températures de 40 à 45°