LES INDICATIONS DB LA RÉSVCTION SIMPLE DU NBRF OPTIQUE
ont eu recours que comme partie intégrante de l'abrasion de la moitié postérieure de l'œil, c'est-à-dire de l'énervement du segment postérieur du globe oculaire. Ce n'était donc qu'une modification de cette dernière opération, et aucun de leurs auteurs n'ont voulu, je pense, la substituer, en cas d'ophtalmie sympathique une fois évoluée, à l'énucléation, à moins que l'ablation de Tœil ait été refusée. Le rôle de l'énervement a donc toujours été de prévenir le danger de l'ophtalmie et non de la combattre une fois déclarée.
La question de l'évolution de l'ophtalmie migratrice étant éclaircie quant à son origine, au moins à ce point que l'on a pu, comme dans toute évolution d'une inflammation, exclure l'intervention des nerfs, j'ai aussitôt proposé de renoncer à toute dénudation inutile du segment postérieur de l'œil et de se restreindre, comme moyen préventif de cette ophtalmie, à la résection pure et simple du nerf optique.
Mon principal but était de rendre cette opération accessible à tous, de façon à ce qu'un nombre suffisant d'opérations ayant été exécutées, on pût avoir la confirmation expérimentale de la transmission de l'ophtalmie uniquement par les voies lymphatiques qui longent le nerf optique. En outre, je voulais que cette opération simplifiée ne laissât aucune crainte concernant l'intégrité parfaite de la forme et de la mobilité de l'œil opéré.
Car môme lorsqu'il s'agit d'yeux sensiblement réduits et aptes à la prothèse, on n'y aura recours avec une absolue tranquillité, que si on peut considérer l'organe comme incapable de nuire au congénère, et assez peu sensible pour supporter la coque d'émail. Et qu'on ne vienne pas soutenir ici qu'autant vaut enlever un œil réduit et faire porter la coque sur le moignon formé par les muscles. Les véritables succès de la prothèse, là où l'illusion est vraiment telle qu'il faut observer le malade de près pour arriver à saisir un manque de coordination dans les mouvements, ne s'observent que si la coque repose sur un œil réduit juste assez pour permettre la superposition de la coque. Dès que l'orbite a été vidé en grande partie par l'énucléation, la prothèse n'est qu'un postiche grossier de l'état physiologique qui ne trompe que ceux qui n'observent pas.
Outre qu'on épargne un réel chagrin au malade, en ne lui parlant pas d'une opération que, lui, le premier, il regarde comme mutilante, il est très important, au point de vue de la