‹ Traitement de la Chorée: Par les Injections de CérébrineChapitre 10 sur 22 · CON RE · texte numérisé non relu

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le siège. Elle avait été du reste employée pour combattre certains troubles fonctionnels du système nerveux ; Gilbert et Fournier lavaient employée avec succès dans la neurasthénie. (1)

L’hypersécrétion notable des phosphates par les urines et probablement de la lécithine, notée par le professeur Teissier dans la plupart des affections du cerveau et de la moeile encourageaient lPhypothèse de l’action neurosthénique de la cérébrine qui, par sa lécithine empêcherait alors la déssassimilation de la substance nerveuse.

Mais le mode de préparation même de la cérébrine ruine cette hypothèse;

En effet, le véhicule de d’Arsonval qui sert à la préparer est l’eau à peine glycérinée, incapable de dissoudre la lécithine qui n’est soluble que dans les huiles, Palcool, l’éther et le chloroforme.

De plus, l’évaporation et l’analyse de cérébrine filtrée sous pression d'acide carbonique à la bougie de d’Arsonval ne donne qu’un résidu insignifiant où l’on ne trouve pas trace de lécithine.

Il semble donc, en dernière analyse, qu’on doive.jusqu’à plus ample informé, admettre que la cérébrine agit à la facon des sécrétions internes de l’économie et emprunte son ou ses modes d’action (ferments, diastases, ou autres substances ignorèes du chimiste) aux sécrétions internes du cerveau, c’est-à-dire à la matière vivante.

Il est admis aujourd’hui que tous les tissus glandulaires ou non : muscles, cerveau, moelle, foie, rate, corps

(4) D' Marzzon — Contribution à l'étude de la Lécithine (Thèse de Lyon, 1902).

thyroïde, capsules surrénales, donnent à l'organisme quelque chose de spécial « dont l'absence se fait sentir « dit Brown Séquard, après leur extirpation ou leur destruction par la maladie ».

Le cerveau etla moelle n’échappent pas à cette loi. — Eux aussi versent dans la circulation quelque chose d’indispensable à leur vie; eux aussi fournissent les matériaux de leur propre existence. « Sécréter, dit Eloy, n’est pas le monopole des glandes, c’est une fonction commune à Les preuves surabondent. Rappelons

tout Uissu vivant. »

seulement la sécrétions des matériaux formateurs de l’os par le périoste ; la reconstitution du nerf par son bout central, la régénération du cristallin par sa membrane d’enveloppe.

D’Arsonval a montré le rôle sécréteur de certaines cellules dans la reconstitution du sang après les hémorrhagies et des parois capillaires faisant dans l’hématose comme fonction de glandes à sécrétion interne (4).

Dans cet ordre d'idées, nous en arrivons donc à dire avec Brown-Séquard « Tout acte de nutrition est toujours corrélatif d’un acte de sécrétion interne. »

Il est done logique d'employer le liquide des centres nerveux dans les affections qui peut-être traduisent leur faiblesse et leur insuffisance de sécrétion interne. — Cette médication se rattache par d’étroits liens de parenté, à celles qui traitent le myxædème et le goitre par le suc thyroïdien, la maladie bronzée d'Addison par la greffe ou le suc capsulaire, les affections du rein par la néphrine,

(1) D'D'ARSONVAL. — De la reconstitulion du sang après les hémorrhagies.

elc.,etc. — L'hypothèse physiologique dont elles dérivent est la même.

Il s’agit donc d’un phénomène de Dynamogénie et, raisonnant par analogie, nous sommes conduits à dire que vraisemblablement, la cérébrine agit à titre neurosthénique soit en donnant au système nerveux l’activité qui lui manque, soit en régularisant ses fonctions.

Cette théorie, si le mot n’est pas trop pompeux, cadrerait bien avec l'hypothèse de Charcot, Jouffroy, Comby, qui ferait de la chorée une névrose d'évolution. — On sait que M. le Pr Weill voit également dans la chorée et l’hystérie, une même névrose qui se manifesterait plus spécialement, la première, dans l’enfance, par les coavuisions et plus tard, par le syndrome de la chorée. La cérébrine serait alorsindiquée à titre de fortifiant par excellence du système nerveux en voie de développement, comme le sont les phosphates dans les maladies qui frappent le système osseux au moment de sa croissance.

Peut-être enfin, par l’entrée, dans le sang, de matériaux nouveaux, ce liquide contribue-t-il à amélioration et à la guérison de la chorée infantile, par la formation de nouvelles cellules nerveuses, ou hâte-t-il lévolution lente de certaines d’entre elles.

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Le vifs

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