‹ Traitement de la Chorée: Par les Injections de CérébrineChapitre 14 sur 22 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Clientèle du D' MONTAGNON

F... Jean, 12 ans, élève au Lycée. Il existe des antécédents rhumatismaux dans sa famille, mais l'enfant n’a pas d'antécédents pathologiques personnels.

Il a eu, en avril 4897, une première attaque de chorée de Sydenham, qui fut traitée par la liqueur de Fowler et le bromure de potassium, et qui dura six semaines. — Deux mois après éclatait une récidive, à l'occasion de laquelle le D' Montagnon voit le petit malade pour la première fois, le 14 juin 1897.

A ce moment, il présente des mouvements choréiques généralisés, très accentués à la face. Aux membres, ils ne sont que d’une intensité moyenne, mais le petit malade laisse cependant échapper les objets qu'il tient à la main. Les nuits sont agitées ; l'enfant dort mal.

15 Juin. — On fait une première injection, de 2 cc. de cérébrine au 1/5.

18 Juin. — Le traitement est bien supporté. On porte la dose à 3 cc.

20 Juin. — On injecte 4 cc.

25 Juin. — Une petite amélioration se manifeste : la préhension se fait mieux, quoique encore peu assurée. — On injecte 5 cc.

30 Juin. — On constate une atténuation notable des mou-

vements de la face et des mains.

le

6 Juillet. — L'amélioration continue : le petit malade ne lâche plus les objets ; il peut garder quelque temps l'immobilité et dort bien.

10 Juillet. — Le mieux s’accentue, bien qu'il semble que les muscles de la face soient plus agités.

12 Juillet. — L’excitation de la face ne s'est pas accusée ; elle a même, au contraire, rétrocédé.

15 Juillet. — Les mouvements sont à peine perceptibles. On cesse les injections.

20 Juillet. — Les mouvements choréiques ont disparu. Le petit malade est gai. Il a récupéré la direction de ses contractions musculaires, et on le considère comme guéri.

30 Juillet. — La guérison se maintient.

Vu trois mois plus tard, l’enfant va bien ; il n’y a pas eu de récidive,

OBSERVATION VI Clientèle du D' MonTAGNON Récidive de chorée

B... Joannès, 17 ans, écolier. — Père rhumatisant, mère bien portante. Pas d’antécédents pathologiques personnels. Il a eu, en octobre 1898, une première attaque de chorée qui fut traitée par des pulvérisations d’éther le long de la colonne, par les lotions fraîches et par l'administration d'antipyrine, de liqueur de Fowler et de bromure de potassium. Elle dura deux mois et demi.

Le D' Montagnon est consulté en mars 1899 pour une récidive dont le début date de dix jours. À ce moment, le malade présente des mouvements choréiques absolument désordonnés ; ilne peut rester dans son lit, et il est projeté fréquemment au-dessus ou en dehors de lui; on est obligé de l’attacher la nuit, et il dort très mal. Il lui est impossible de marcher, il faut deux hommes pour le maintenir sur le

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