NOR
siège, et on est obligé de l’alimenter, ses mains ne pouvant retenir le moindre objet. Il s'agit, en somme, d'une danse de Saint-Guy extrêmement violente, et telle qu'on en observe bien rarement.
15 Mars. — On commence les injections quotidiennes de cérébrine à 1/5, 2 ec. par jour.
17 Mars. — On porte la dose à 3 cc. par jour.
20 Mars. — On injecte 5 cc. par jour, jusqu à la fin.
25 Mars. — On constate un mieux notable; les mouvements sont bien atténués. :
1% Avril. — Le mieux s’accentue ; le malade peut manger seul et faire quelques pas sans aide.
5 Avril. — Les nuits sont plus calmes ; le malade dort mieux ; les mouvements sont à peine accusés aux membres ; ils sont plus marqués à la face.
10 Avril. — Il n’y a presque plus de troubles. Le malade se lève, marche, sort dans la rue sans hésitation.
13 Avril. — Les mouvements ont complètement disparu. On cesse les injections.
On revoit le malade le 15 juillet; la guérison s’est maintenue. En février 1901, le D' Montagnon est appelé auprès du malade pour une crise de rhumatisme articulaire aigu. Il dit que sa chorée a été parfaitement guérie, et qu’il ne s’en est plus jamais ressenti.