‹ Traitement de la Chorée: Par les Injections de CérébrineChapitre 16 sur 22 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Service du D' MonNTAGNON

L... Madeleine, 10 ans. Entre le 15 novembre 1901, Pavillon VII, C. D.

Le père est vivant et bien portant. La mère jouit également d'une bonne santé ; elle a eu quatre grossesses, pas de fausse couche. Un des enfants est mort de convulsions à l’âge de 3 mois. Les autres sont bien portants.

La petite malade est née à terme ; l'accouchement a été

normal. Elle à été nourrie exclusivement au sein jusqu’à 15 mois, puis à la nourriture ordinaire. Elle a marché à 45 mois, et mis ses premières dents à 16 mois. On ne relève dans ses antécédents personnels qu’une rougeole très légère, à l’âge de 8 ans.

Le début de l'affection actuelle remonte à trois semaines, à la suite d’une frayeur, la nuit ; l'enfant a été battue par son père pendant son sommeil, et les mouvements se sont manifestés le surlendemain. La mère s'est aperçue que le côté droit seul était animé de mouvements arythmiques, incoordonnés et sans but, et c’est la seule constatation qu’elle ait faite. L'enfant a un état général excellent; l'appétit et les forces sont conservés dans leur intégrité. Mais l'enfant présente, depuis le début de la maladie, de l’incontinence nocturne des urines.

A l'entrée : Les troubles constatés sont les mêmes. Les symptômes moteurs sont surtout accentués du côté droit et à la partie supérieure du corps : haussements d’épaules, écartement des bras loin du tronc, tous mouvements arythmiques, incoordonnés et sans but, augmentés par l'attention, et gênant la préhension des objets, la mastication, etc.

L'intelligence est intacte, mais l'enfant paraît plus irritable, pleure facilement, reste difficilement immobile.

Il n’y a pas de troubles sensitifs : la sensibilité objective est bien conservée eton ne signale pas de désordres subjectifs, pas de douleurs dans les membres. Il n’y a pas non plus de troubles sensoriels. Les réflexes rotuliens sont normaux, mais il y à abolition, ou du moins diminution notable des réflexes cornéen et pharyngien.

Rien au cœur ni aux autres organes.

Pas de température. Les urines sont norrnales.

16 novembre. — On commence le traitement par les injections de cérébrine, 3 ce. par jour.

3 décembre. — L'enfant ne bouge presque plus; la marche et la course sont assurées, et même la station debout est satisfaisante.

10 décembre. — L'amélioration s’est continuée; 1l n’y a plus de mouvements choréiques.On suspend le traitement.

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