ACCIDENTS DE LA SULFAMIDOTHÉRAPIE
Pour le clinicien, la connaissance de la toxicité aiguë est de peu d’importance ; par contre, il est primordial qu’il soit averti des intolérances possibles et, plus encore, des contre-indications formelles.
Nous classerons schématiquement ces dd dat de la façon suivante :
a) Généraux.
Céphalée, asthénie, somnolence, état vertigineux, réactions fébriles, cyanose, etc.
Ces incidents ne sont l’apanage d’aucun sulfamide en particulier. Ils sont facultatifs et bénins. Nous les avons rarement observés avec le S.M.T. employé en posologie
faible.
b) Sanguins.
Anémie : 2 % avec le sulfanilamide, 1 % avec la sulfapyridine, très rare avec les autres.
Agranulocytose : 1 °/ avec les deux mêmes sulfamides. Très rare avec les autres.
c) Rénaux.
Hématuries : très rares avec le 1162 F ; 4,6 % avec la sulfapyridine ; 4,7 % avec le sulfathiazol ; 1,7 % avec la sulfadiazine ; très rares avec le S.M.T.
Anurie, oligurie : très rares avec le 1162 F ; 2,2 % avec la sulfapyridine ; 1,1 % avec le sulfathiazol ; 0,4 % avec la sulfadiazine ; très rares avec le S.M.T.
d) Digestifs.
Consistent en anorexie, nausées, parfois vomissements. Fréquents avec la sulfapyridine. Rares avec le
e) Nerveux.
Fréquents avec l’Uliron (disulfamide). Assez souvent signalés avec le sulfaméthylthiazol. Jamais observés
avec le S.M.T.
f) Cutanés.
Exanthème. Surtout fréquent avec le sulfathiazol.
g) Divers.
Action hypoglycémiante. À été signalée avec le S.M.T. mais cette action ne se produit qu’avec des doses de plusieurs dizaines de grammes par jour. On observe le même cas avec l’isopropyl-thiodiazol.
Cette rapide revue montre que le S.M.T. est remarquablement bien toléré. Signalons en particulier que’ des malades ayant un mauvais état hépatique (coloniaux) et habituellement intolérants aux sulfamides supportent facilement les cures de S.M.T.
On se demandera peut-être pourquoi nous préconisons une posologie faible. La raison en est simple : c’est que nous conseillons d’utiliser l’action locale du S.M.T. dans les affections du système urinaire et que, dans ce cas, le taux utile, ainsi que va le montrer l’étude bactériologique, est faible.
Ajoutons pour terminer que VoNKENNEL et Kimmic rapportent le cas d’un malade ayant ingéré 80 g de S.M.T. en quatre jours sans ressentir le moindre malaise. Les auteurs concluent que la preuve de la tolérance aû produit est faite.
IS
ÉTUDE BACTÉRIOLOGIQUE DU S. M.T.