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est venu compromettre les excellents résultats constatés après dix-huit mois de traitement.
On ne saurait trop insister sur la nécessité de combiner le repos dans la position horizontale avec l’extension continue. On ne doit se relâcher à aucun moment dans l'application de l'extension. Lorsque l’appareil aura besoin d'être remplacé, on procèdera avec la plus
grande diligence possible à son renouvellement. On ne devra en aucun cas permettre aux malades de s’asseoir, de se coucher sur les côtés. Car, dans ces positions, la traction ne s'exerce pas dans le sens voulu, partant elle devient inutile, illusoire et les effets qu’on doit en attendre ne tardent pasäs’évanouir. L'observation suivante le démontre avec évidence.
OBSERvVATION III (/nédite. — Docteur Bilhault).
Enfant B.…., à ans. — Coxalgie droite soumise dès Le début à l'extension continue par les poids. — Pas d'abcès. — Guérison au bout de 22 mois de traitement, conservation de tous les mouvements normaux de l'articulation ; l'atrophie musculaire seule persiste. — Le sujet a actuellement 14 ans.
B..., est fils unique ; sa mère n’a jamais eu d'autre enfant. Pas de fausse couche ; étataussisatisfaisant que possible, Le pèreesten parfaite santé. Rien à noter dans les ascendants ni dans les collatéraux au point de vue de la tuberculose. La grand-mère maternelle a eu successivement les deux rotules fracturées : l’une, par choc direct ; l'autre, par action musculaire. Dans le premier accident, la rotule fut fracturée par la contusion exercée par un omnibus reculant brusquement : le marche-pied vient heurter
violemment la rotule, Le second accident se produisit dans un effort que fil la malade pour passer brusquement de la position accroupie à la position droite, (Fracture de la rotule par action musculaire.)
Une tante fut opérée d’un volumineux lipôme de la fesse, Tous ces accidents n’ont aucun rapport avec la tuberculose.
Chez le jeune malade, on eut recours, dès le début des accidents, à l'extension continue par les poids, conseillée par le docteur Horteloup. Le docteur Bilhaut fut appelé à donner ses soins au patient au moment où l'extension était déjà employée depuis 8 mois environ. Dans tout le cours du traitement on ne vit apparaître d'abcès par congestion. Les signes de la coxalgie étaient évidents, aussi le traitement fut-il continué pendant 22 mois, avec toute la ponctualité désirable. L'enfant fut alors envoyé à la mer; il resta 2 ans à Courseulles. Il en revint complètement guéri. Il ne reste aujourd'hui comme vestige de cette affection qu’un déveioppement moins considérable des muscles du membre inférieur droit. Toutefois depuis deux ans un progrès considérable a été obtenu grâce à l’usage de la bicyclette. Les membres inférieurs sont sensiblement égaux : il n'existe aucune claudication. La résistance à la marche est égale à celle des sujets du même âge. Il existe à peine de différence dans l'amplitude des mouvements de la hanche. Il est probable qu'avec les années, s’il ne se produit aucune récidive, les membres abdominaux de ce malade diffèreront de moins en moins.
OBsERVATION IV (Znédite du docteur Bilhant).
Enfant V... (Félicie), à ans. — Coxalgie droite non précédée de traumatisme. — Pas d'hérédilé; aucune trace de tuberculose chez Les frères et sœurs. — Application de l'extension continue.
— lmperfection de cetie application. — Abcès multiples ; fistules.
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— Inlolérance des pansements iodoformés. — Au bout de 9 ans de traitement, accidents nécessitant la résection.
L'enfant V... est alteinte vers l’âge de 5 ans de claudication de la jambe droite avec douleurs dans le genou, rigidité dans la hanche, rotation externe, abaissement du pli fessier, ele. Le diagnostic de coxalgie est évident. Cette enfant est soumise à l’exten- Sion continue par les poids, (4 kiloges au début et progressivement 5 kilogs,) er
Les ganglions de l’aine sont tuméfiés mais aucun d'eux ne menace de s'ouvrir. L'enfant est indocile ; on ne peut la tenir dans le décubitus dorsal, Pendant la journée elle reste constamment assise, Son état général est bon. Au bout de la première année de traitement un abcès inguinal se produit. Il n’est pas plus gros qu'une amande. Peu à peu la peau s'amineit, rougit, devient luisante et, en raison du faible volume de la collection purulente, il est incisé, puis draîné avec une petite mêche de gaze iodoformée. Dans la nuit même qui suit l'application de ce pansement, on voit apparaîlre au pourtour de l’abcès et dans une étendue large comme la main un érythème qui donne à la peau l'apparence du chagrin ou de l'écorce d’une orange {peau d'orange). L'incision ayant été pratiquée avec tous les soins antiseptiques on ne pouvait incriminer que ia susceptibilité spéciale à l'égard de l'iodoforme. À ce produit on substitua l'usage du pansement humide avec solution de sublimé à 0.25 0/0. Les accidents s’amendèrent d'eux-mêmes, et la cicatrisation se fit dans les meilleures conditions.
Après dix-huit mois de traitement par l'extension faite dans les conditions ci-dessus indiquées, la malade ne voulut plus rester au lit. Les parents, d’une grande faiblesse, la laissèrent marcher et, peu après, elle alla à l’école. |
Jusqu’à ce moment la différence de longueur des membres inférieurs était à peine marquée; le membre avait, en outre, une bonne direction, et, partant, il n'existait pas d'ensellure bombaire.
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Sous l'influence de la marche, cette déviation ne fut pas longue à se produire. La claudication augmenta; les douleurs nocturnes, disparues sous l'influence de l'extension, se reproduisirent. Le membre ne larda pas à paraître plus court; erfin, un nouvel abcès obligea la malade à garder de nouveau le repos du lit, Cette fois, il fut incisé, cureté et pansé avec la poudre de salol et la gaze salolée et la guérison survint dans un délai de trois mois envi- ‘ron.
Pendant 9 ans, cette malade resta au lit, soumise à l'extension, toujours assez mal appliquée, d’ailleurs. Parfois, on fit des essais de marche; mais, à court intervalle, on dut, chaque fois, en reve-
nir au repos.
Nous verrons plus loin, au chapitre de la résection de la hanche comme traitement de la coxalgie, en quoi consistérent les lésions osseuses constatées au moment où il fallut en venir à une opération faite sans parcimonie.
Il ne suffit donc pas que le médecin formule l'application de l’extension continue. Celle-ci doit être l’objet d'une surveillance de tous les instants, et il n’est pas possible qu’elle donne des résultats satisfaisants lorsque Pimmobilisation ne vient pas se joindre à l’action des poids.
Le professeur Lannelongue, dans ses lecons sur la coxo-tuberculose, insiste à juste titre sur, la continuité de Pextension. Il est impossible de mettre fin à la contracture musculaire si l'extension, par suite de la mauvaise application des poids, où par lindocilité du malade, n’est pas absolument continue.
Chez cette malade, la position horizontale fut trop
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Souvent abandonnée; les essais de marche furent désastreux, et le nombre des années consacrées au repos et à une apparence d'extension continue, n’a pu contrebalancer l’action destructive de la maladie principale.