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portauce du mouvement de flexion et à quel poinc le volume des
muscles est revenu. Il n'existe plus trace de claudication. Enfin, la guérison date de
trois ans, et il y a tout lieu d'espérer qu’elle est définitive.
Une semblable guérison, un retour aussi complet des mouvements, font qu’on se demande, si en réalité il s’est bien agi en ce cas d’une coxalgie.
Les symptômes de la coxalgie étaient si manifestes qu'aucun doute n’est possible. La lenteur de l'apparition du mal, Pabsence des traumatismes, l'absence de fièvre, font éliminer toute idée d’affection aigue, telle que arthrite, ostéite, épiphysaire, ostéo-mryélite, etc...
La goualgie, la fatigue pendant la marche, les douleurs nocturnes, l’hvpertrophie ganglionnaire chronique, la raideur de Particulation ne s’expliquent que par la -coxalgie. Enfin, l’âge du sujet le met en garde contre le rhumatisme goutteux ou arthrite déformante (coxalgie sénile).
Que les lésions aient été plus considérables du côté du cotyle que de la tête fémorale cela est possible, mais nous savons parfaitement que les diverses parties de l'articulation peuvent être prises isolément ou en totalité. Ce qui peut faire supposer que la lésion a siégé plutôt du côté de l'os des îles que sur la tête du fémur, c’est la réaction qui s'est produite dans les pelvis et dont le dernier terme a été un abcès contenant le pus caractéristique des légions chroniques.
Cela n’en constitue pas moins une coxalgie au vrai sens du mot. Le résultat acquis, grâce 4 l’extension
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continuée pendant une longue période, nous explique aisément comment la tête fémorale a pu échapper à a destruction si facile en pareil cas. Les deux surfaces articulaires cessant d’être en contact, celle qui était altérée à pu guérir; l’autre, a pu échapper à la contagion, ou mieux à l’inoculation par le fait même de l’écartement résultant de l'extension par les poids. Il manque malheureusement comme élément confirmatif du diagnostic l'examen bactériologique du liquide mis à jour par l’incision de l’abcès. Encore est-il que souvent on ne trouve point le bacille pathogène dans le pus des abcés froids ni dans les fongosités qu’il renferme.
[s’agit donc bien là d’un cas de coxalgie avec mauvaise attitude de la cuisse, fixation du fémur par des itractus fibreux que des manœuvres de redressement ont excités en produisant une fonte purulente et des phénomènes péritonéaux de voisinage et que, l’extension continue à guérir en assurant le retour de la fonction et en tarissant le foyer primitif de la tuberculose,
Cette observation montre encore tout le parti que l’on peut tirer des deux modes habituels du traitement de la coxalgie, et de la substitution de l'extension continue très aisément supportée, à la fixation dans le plâtre, aussi mal tolérée que possible après le replacement du fémur en bonne direction. Il y avait là des indications trés nettes de l'emploi des deux méthodes. La fixation était beaucoup plus certaine avec le plâtre. Mais dans limpossibilité de maintenir la fixation, extension continue devenait d’un très précieux secours, Le résultat définitif indiqué bienles avantages quiont été retirés de
cette méthode et qu'on pourrait encore en obtenir dans des circonstances analogues.
Fra. I. — A. Ch... de face, d’après une photographie conservée dans le service du docteur Bilhaut. Au-dessus du pli de l’aine droit on voit la ligne cicatrice de l'abcès qui s’est produit après redressement et fixation dans le plâtre.
FiG. II. — A. Ch... vue de profil. On voit d'aprés ce
dessin que l’atrophie musculaire est à peine marquée sur ie membre inférieur droit.
FiG. IL — A. Ch... n. Ce dernier, d’après une photographie, indique avec quelle facilité la malade peut exercer le mouvement de flexion de la euisse sur le bassin.
Il,
Fc.