‹ Traitement De La CoxalgieChapitre 16 sur 24 · RATER · texte numérisé non relu

RATER

leuse du cou-de-pied gauche; un abcès a été incisé, cureté; la lésion de l’astragale et du calcanéum a nécessité l'évidement de ces deux os, La lésion du pied a guéri dins un délai de trois mois.

Un an après apparaîl une coxalgie de la hanche droite. L'enfant, habilant la province à celte époque, est amené à Paris au moment où la hanche est dans une attitude déviée : flexion et abduction. Le redressement est opéré à l'hôpital international par le docteur Bilkaut, le 11 juillet 1893.

Pendant près de deux aus, l'enfant est immobilisé daps des plâtres successifs et son membre inférieur reste en bonne attitude. En mars 1897, l’enfaut semble guéri complètement de sa coxalgie ; il n'a eu aucun abcès, il marche aisément, mais tout à coup apparaissent des phénomènes de méningite tuberculeuse auxquels il succombe au bout de {rois semaines,

Cette observation est certainement probante; les actes chirurgicaux qui ont marqué les étapes de la tuberculose « pied gauche, hanche droite », ont été supportés avec la plus grande facilité, et, c’est au moment où le malade semble bien guéri de ses lésions osseuses, que la méningite apparaît.

. C’est bien là un fait de généralisation spontanée et ne pouvant être incriminé en aucune manière au traitement chirurgical suivi.

OBSERVATION

B.., Maurice.

Cet enfant est atteint de coxalgie droite avec abcès et fistules multiples. Son état de santé est précaire el on voit que chaque

jour la suppurationu abondante qui se produit l’affaiblit un peu plus. C'est un cas type où la résection de la hanche s'impose, sous peine de voir le malade mourir de cachexie. La réseclion est pratiquée le 12 juillet 1893. Des lésions portent à la fois ur La tête férnorale, le col et la cavité cotyloïde, La guérison de la plaie opératoire est complète au bout de trois

mois; les forces de l’enfant sont bien revenus, son état général s’est aussi bien reconstilué que possible ; la marche est permise quatre mois après l’opéralion et le malade semble complètement guéri.

" Trois ans après l'intervention, il est pris d'une broncho-pneumonie qui ne tarde pas à se compliquer d'accidents de méningile. Le malade succombe.

. Ainsi qu'on le voit dans cette observation, les aceidents graves qui ont amené la mort du malade, se produisent d’une facon trop tardive pour qu’on puisse les rattacher à l'intervention à laquelle il a été soumis.

UBSERVATION

G... est une Jeune fille atteinte de coxalgie depuis l'âge de onze ‘ans; immobilisée dans une gouttière de Bonnet pendant dix-huit mois, on lui a permis de se livrer à la marche ; mais alors les -abcès sont survenus; l'un a donné naissance à une fistule située en avant de la cuisse au niveau du lriavgle de Scarpa, les deux autres, à la fesse, en dedans et en dehors du grand trochanter.

La suppuration est abondante; le stylet indique que le fémur est dénudé dans une assez grande étendue. Dans le pus qui s'écoule, on voit des fongosilés en assez grand nombre. L'état de Ja malade est déplorable et c'est encore un cas où la résection est nécessaire, Cette opération est pratiquée le 15 janvier 1891. Les

suites en sont favorables bien qu'il ait été nécessaire de pratiquer plusieurs curetages avant d'obtenir la cicatrisation complète, Huit mois sont nécessaires pour obtenir un bon résultat. La malade marche avec des béquilles d’abord, puis avec une canne : les lésions qu'elle portait siégeaient du côté du fémur presque exclusivement. La cavité cotyloïde, envahie par des fongosités, ne présentait, pour ainsi dire, point de lésion osseuse, La malade était complètement guérie, marchant avec une certaine aisance, ayant repris une santé en apparence parfaite, quand, à ” la suite d’une grippe contractée en janvier 1896, c’est-à-dire cinq ans après l'intervention chirurgicale, on vit apparaître des phéuomènes pulmonaires auxquels la malade succomba au bout de

. dix-huit mois.

On voit encore par cette observation que la généralisation tuberculeuse se produisant cinq ans après l'intervention chirurgicale, ne peut en aucune facon être rattachée à celle-ci. Nous pourrions multipher les observations de ce genre; nous croyons devoir limiter ici notre travail car d’autres faits, fussent-ils plus nombreux, ue prouveraient rien de plus que ces observations que nous considérons comme trés coneluantes.

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