‹ Traitement De La CoxalgieChapitre 21 sur 24 · RE US · texte numérisé non relu

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ferme sont enlevées à la curette. Du côté de la cavité cotyloïle, de nombreuses fongosités sont de même enlevées à la curette de Wolsemann. Quand ce nettoyage est fait, plusieurs Lampons de gaze aseplique servent à bourrer la cavité cotyloïde ; ils arrètent l'hémorrhagie qui S'y produit en nappe. On peut constater que sur différents points le cartilage qui tapisse celle cavité est ulcéré, Le bourrelet cotyloïdien a disparu en partie. Quelques coups de eurettes suffisent pour détacher de la cavité et de les évider les points osseux envahis par latuberculisation. Un badigeonnage est pratiqué ensuile avec la solution de chlorure de zinc à 10 % Des parties fongueuses sont enlevée par dissection, soil au voisinage de la capsule, soit dans les interstices musculaires où s’est opérée la destruction tuberculeuse des parties molles. Quelques parcelles de muscles sont sectionnées aux ciseaux.

L'opération se termine par l'application d’un tube à drainage

‘dont l'extrémité interne correspond au centre de la cavité coly-

loïde, tandis que l’autre extrémité fait issue au milieu de la plaie des téguments. La suture est faile aux crins de Florence et le pansement définitif consiste dans l'application de compresses iodoformées, recouvertes de coton stérilisé. Un appareil plâtré immo: bilisart le membre inférieur et remontant en haut jusqu'aux létons, fixera le membre en bonne altitude et préservera de tout mouvement la partie opérée. Avant de faire le plâtre, quelques compresses d'ouate de tourbe sont appliquées.

Le malade ne tarde pas à ressentir les bienfaits de cette opérations; aucune réaction fébrile ne se produit pendant les suites opératoires. Au huitième jour, une fenêtre est pratiquée dans le plâtre au niveau de la place occupée par le drain.

Celui-ci est enlevé, changé et remplacé par un nouveau lube, Un écoulement assez abondant se produit et il nécessite le rem-

placement des compresses iodoformées, ainsi que du colon asep-

tique qui les recouvrait.

45 mai. — Nouveau renouvellement du pansement el suppres-

sion du drainage, Quelques fils tendent à couper la peau ; ils sont enlevés ; mais en quelques points il existe des phlyctènes. La peau est soulevée par quelques gouttes de pus. Les phlyctènes sont percées, le pus enlevé, et on pratique un lavage avec la s0lution de sublimé.

20 mai. — L'état général du malade laisse à désirer. Lalangueest saburrale ; lethermoinètres’est élevé hier à 38°etee matinà 3803. Le parsemeutestencore renouvelé par la fenêtre ouverte dansieplâtre. Une désunion se produit immédiatement au-dessus et au-dessous de l'orifice réservé au drain ; une légère pression sur les bords de la plaie fait sourdre du pus. De petits tampons de coton aseptique sont introduits dans la plaie jusque dans la cavité cotyloïde. Ils permettent de neltoyer celle-ci complètement, en rameuant une quantité de pus considéré comme louable, mais qui, dans le cas présent, n’était nullement souhaité. Un drain est remis dans la plaie et il sufira à assurer l'écoulement purulent du fond à la surface, Les pansements sont renouvelés tous les deux jours peudant dix jours, el à dater de celte époque l'état du malade devient parfait,

La sixième semaine le plâtre est enlevé et le membre soumis à l'extension coulicue.

3 août. — La guérison de la plaie est totale, 11 ne reste des suites opéraloires qu'une cicatrice apparente, non douloureuse : néanmoins le malade peut commencer à faire des essais de marche en s’aidant d’une paire de béquiiles.

Dans cette étude, nous nous sommes mis dans la situation d’un médecin exerçant sur un point quelconque, et se trouvant par là même dans l'impossibilité de demander à l’un de ses maîtres de diriger sa conduite dans un cas quelconque de coxalgie. Nous avons eru

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