ACIDE PHÉNIQUE
Ce médicament, qui a joui à un moment d'une vogue imméritée, paraît définitivement proscrit de la thérapeutique du typhus abdominal; c'est à peine si son parrain le plus remuant (Déclat) en tente le panégyrique, aussi régulier que malheureux, dans une minuscule feuille d'allure médicale.
Patronné par Stephen Seinner (1873), Pécholier (1874), — qui n'avait pas encore trouvé son traitement de « jugulation », — c'est surtout Desplats, de Lille, qui attira sur l'acide phénique l'attention du monde médical. Il me paraît sans utilité de redire ici que, toxique dangereux, l'acide phénique le plus
pur, manid aux doses minimes, d'apparences Ses dangers, prudcntcs, a déterminé trop souvent des col- Collapsus. lapsus mortels, lesquels avaient été précédés prè^ssi'on °du dc cyanose, avec dyspnée, faiblesse du pouls. do"'''fanZ G- Mussy, jugeant l'acide phénique, a dit : doses. „ gQj^ action paraît analogue à celle de l'acide salicylique et de ses composés, avec ce désavantage pour l'acide -phénique que sa saveur est détestable, que l'estomac le supporte difficilement, et que l'emploi sous forme de lavement ne doit pas être toujours facile chez des malades qui ont de la diarrhée et quelquefois même de la paresse du gros intestin. » L'acide phénique ne modifie pas d'une manière notable l'évolution de la maladie. Le procès Médication de cette dangereuse substance a d'ailleurs été instruit d'une façon si précise par Glenard (Acide phénique et Bains froids : Lyon médical, 1879) qu'il est tout à fait inutile de remuer les cendres de cette discussion : c'est un moyen qui doit être absolument banni.de la thérapeutique des typhiques et dont l'abandon complet donne la juste expression de sa valeur.
abandonnée.
MÉDICATION ANTITHERMIQUE. 53