‹ Traitement de la goutteChapitre 11 sur 37 · X. — I>:i litliine · texte numérisé non relu

X. — I>:i litliine

La lithine ou oxyde de lithium est une substance blanche, cristallisée, d'une saveur caustique, offrant comme la potasse et la soude une réaction alcaline très prononcée. A poids égal elle sature une plus grande quantité d'acide que ces deux bases.

C'est Lipowitz qui indiqua le premier les propriétés dissolvantes des sels de lithine sur les concrétions uratiques. D'après cet auteur, l'affinité de l'acide urique

•l'HAlTEMEXT Uli I-A GOUTTE

pour la lithine est lelle que, lorsque le minéral appelé lépidolithe, préalablement réduit en poudre, est soumis à l'ébullition en présence de l'acide urique, il se forme ée l'urate de lithine, l'acide urique déplaçant l'acide silicique. L'urate de lithine est le plus soluble des urates.

Ce sont là des propriétés qui signalaient la lithine à l'attention des thérapeutistes. Aussi, dès 1843, Ure proposait de les mettre à profit en injectant une solution de carbonate de lithine dans la vessie comme moyen de dissoudre les calculs. Mais c'est Garrod qui a introduit les sels de lithine en 1858 dans la thérapeutique de la goutte.

Pour démontrer l'action de la lithine sur l'acide urique et en même temps sa supériorité sur les sels de potasse et de soude, Garrod fait l'expérience suivante. Des solutions de sels de potasse, de soude et de lithine étant préparées avec Og',06 de chaque sel et 30 grammes d'eau, on place dans ces solutions des petits fragments de cartilage infiltré d'urate de soude et on les y laisse pendant quarante-huit heures. Au bout de ce temps, le cartilage soumis à l'action de la solution de lithine est complètement débarrassé de ses incrustations uratiques; celui qu'on a placé dans la solution de potasse présente beaucoup moins d'urate de soude, tandis que celui qui a été mis en contact avec la solution de carbonate de soude n'a éprouvé aucun changement.

On est donc en droit de conclure que le carbonate de lithine, introduit dans l'organisme et arrivé au contact de l'urate de soude qui infiltre les cartilages goutteux, transforme ce sel en urate de lithine plus soluble et par suite plus facile à résorber.

MÉDICAMEN'l'S SPÉCIFIQUES DE LA ClOUri'E

En dehors de cette action dissolvante snr les dépôts uratiques, (larrod ne paraît pas avoir recherché l'inlluence de la lithine sur l'excrétion de l'acide urique ; comme modifications de l'urine, il signale seulement deux, choses : une action diurétique et une action alcalinisante. « Chez certains malades, dit-il, le carbonate de lithine augmente la sécrétion urinaire d'une manière incommode. J'ai observé plusieurs cas dans lesquels une seule bouteille d'eau lithince, prise au moment où le malade se couchait, obligeait celui-ci à rester debout toute la nuit. «D'après le même auteur, Os', 30 de carbonate de lithine dissous dans de l'eau gazeuse suffiraient pour rendre l'urine très alcaline.

Il est intéressant cependant de savoir l'action de la lithine sur les principes de l'urine et en particulier sur l'acide urique. L'opinion la plus généralement admise est que cette base agit sur l'acide urique formé et non sur la formation de l'acide urique. Toutefois, Bosse a vu chez un homme de 30 ans la moyenne de l'acide urique tomber de 0g%4'18 à Os^SSS sous l'innuence de l'acétate de lithine. Il est vrai que chez deux goutteux il! n'a constaté aucune modification dans l'élimination de

l'acide urique.

Nos recherches personnelles nous conduisent à admettre que le carbonate de lithine, donné à la dose de I à 2 grammes par jour, diminue d'une manière notable la quantité d'acide urique. Nous l'avons vu tomber de 1 gramme à 0",52 au bout de six jours, pour remonter à 18^,04 après suppression du médicament- Dans un autre cas, de 0if,84 la quantité d'acide urique est descendue en vingt-quatre heures, sous l'action de 2 grammes de carbonate de lithine, à 0g'V418, et au bout

5'l TUAr'l'EMKN'l- DK LA GOU'I"!'!';

de six jours à 0!''^352; elle est rernonlée à 0^^^G0 après suppression de la liUiine.

Nous avons noté la môme diminution pour l'urée et l'acide phosphorique et aussi pour les bases de l'urine.

Mais pour ce qui est de l'action diurétique et alcalinisante, les résultats que nous avons obtenus ne sont pas aussi marqués que ceux de Garrod. La quantité des urines, régulièrement relevée, n'a pas été modifiée. Nous avons aussi observé une diminution de l'acidité de l'urine, mais non son alcalinisation.

Nous rappellerons les conclusions que nous avons tirées de nos analyses :

1° D'une manière générale, l'effet du carbonate de litbine est de diminuer la proportion des principes contenus dans l'urine ;

2° L'effet diurétique et alcalinisant signalé par Garrod n'est pas constant ;

3° Le taux de l'acide urique, de l'urée et de l'acide phosphorique est constamment abaissé;

40 II y a de même diminution de la proportion des bases de l'urine; l'effet est très net pour la chaux et la magnésie, il l'est moins pour la potasse et la soude.

Quoi qu'il en soit de l'action de la litbine sur l'urine, ce sont surtout ses propriétés dissolvantes qui ont conduit Garrod à en préconiser l'usage. Quand les malades rendent des graviers ou du sable d'acide urique, le carbonate de litbine à la dose de Os^OG à 0g^30, donné à deux ou trois reprises par jour, diminue, d'après lui, et arrête même complètement l'excrétion des graviers. Dans la goutte aiguë, il ne regarde la litbine que comme un adjuvant du colchique. C'est surtout dans la goutte chronique qu'il en vante l'utilité, soit pour prévenir les

MKDTCAMEX'l-S SPKCU-IQUES DE LA GOUTTE OS

accès, soit pour faire disparaître les reliquats de la maladie; il la prescrit aussi comme moyen prophylactique.

(larrod recommande d'administrer les sels de lithme étendus dans une grande quantité d'eau ordinau^e ou même d'eau gazeuse; c'est ce qu'il appelle l'eau lithinée. 11 associe parfois le carbonate de lithineau carbonate ou au citrate de potasse.

Le carbonate et le citrate étaient, les deux sels de lithinc employés par le médecin anglais. Le benzoate de lithine est encore une bonne préparation. On a aussi conseillé le bromure de lithium (Lévy) à la dose de Osf,50 et l'iodure de lithium (Pouzet).

Pour nous, nous sommes loin d'avoir obtenu de la lithine des résultats aussi satisfaisants que Garrod. Le benzoate de lithine est un bon moyen d'éclaircir les urines chargées de dépôts uratiques.Mais ni le benzoate, ni le carbonate ne nous ont jamais rien donné dans l'attaque de goutte aiguë, et nous doutons fort que la lithine possède sur les dépôts articulaires l'action dissolvante qu'elle exerce in vitro sur les cartilages incrustés d'urate. D'une manière générale, l'action de la lithine contre la diathèse goutteuse ne nous paraît pas supérieure k celle des autres alcalins, si même elle éîïale celle des sels de soude et de potasse.

XL — ï»rétendus spécîfitiues.

Aucune maladie n'a plus exercé que la goutte l'imagination inépuisable des thérapeutes, qui de tout temps s'est donné librement carrière à ce sujet. Déjà, il y a

■l'RAri'E.MENT DE l,A GOU I'TE

deux mille ans, Lucien, dans sa Trarjopodagra, se moquait de laféconditéimpuissantedes médecins. « Dans tous les temps, dit-il, les hommes ont travaillé à se dérober aux traits de ma colère (c'est la goutte qui parle). Encore aujourd'hui ils n'oublient rien pour cela. Il n'est sorte de moyens qu'ils ne mettent en usage. Les uns se servent de feuilles de plantain, de laitues, de pourpier sauvage, les autres de marrube; d'autres d'orties, d'autres de grande consoude. Ils emploient la lentille d'eau, le panais, les feuilles de pêcher, la jusquiame, les écorces de grenade, l'herbe aux puces, la racine d'ellébore, les feuilles de choux, le fenugrec, la noix de cyprès, la farine d'orge, celle de fèves. Ils ont recours aux os, aux nerfs, à la peau, à la graisse, au sang, à la moelle, au lait, et même aux excréments des animaux. Quel métal, quel suc d'herbe, quelle gomme, quelle résine, ne mettent-ils pas en usage? Les uns prennent les médicaments au nombre de quatre; les autres au nombre de huit; la plupart au nombre de sept. Les uns se purgent avec de l'hiera-picra ; les autres cherchent un remède dans les nids d'hirondelles; d'autres ont recours auxenchantementsetselaissenttromperpar des imposteurs. Tous ces gens-là sont des insensés, qui ne font qu'irriter ma colère; aussi je les traite sans miséricorde. Mais pour ceux qui n'entreprennent rien contre moi, j'en use avec bonté et avec indulgence à leur égard. »

On voit que le précepte « patience et flanelle » ne date pas de CuUen, et que déjà, au temps de la Rome de» Césars, il comptait des partisans.

Mais la tirade de Lucien n'a pas empêché les chercheurs de remèdes de continuer leurs combinaisons.

pharmaceutiques, et Syclenham lui-même, qui se refusait à traiter la goutte, ne manque pas de conseiller aux goutteux comme moyen préventif un de ces électuau^es compliqués, dont les anciens médecins avaient le secret et dont la formule rappelle trait pour trait l'énumération satirique de Lucien.

Nous n'essayerons même pas de dire toutes les recettes, toutes les poudres, tous les vins et tous les élixirs qui ont été vantés contre la goutte. La plupart, d'ailleurs, n'ont qu'un intérêt historique.

Une de ces préparations les plus célèbres en Angleterre, au siècle dernier, était la poudre de Portland, poudre composée à parties égales de cinq substances : aristoloche, gentiane, germandrée, pin sauvage, sommets et feuilles de petite centaurée. Elle se prescrivait de la manière suivante : 4 grammes à prendre à jeun le matin pendant trois mois consécutifs ; puis 3 grammes pendant trois autres mois, et enfin 2 grammes pendant le reste de l'année. On devait continuer la dose de 2 grammes pendant toute l'année suivante, après quoi la guérison, pensait-on, devait être complète.

Cullen et Gadogan n'hésitent pas à attribuer à l'usage de cette poudre les accidents les plus graves. « Chaque fois, dit Cullen, que j'ai vu faire usage de ce médicament pendant le temps prescrit, ceux qui y ont eu recours ont été en effet délivrés entièrement de l'affection inflammatoire des articulations, mais ils ont ressenti bientôt les symptômes de la goutte atonique, et tous, immédiatement après avoir cessé le traitement, ont été attaqués d'apoplexie, d'asthme ou d'hydropisie mortelle. »

Il est peut-être exagéré de rendre la gentiane et la germandrée responsables de pareils méfaits, qui sont

TRAI'l'EMEN'l' DE LA GOUTTE

la conséquence de l'évolution môme de la goutte abandonnée à elle-môme.

Quoi qu'il on soit, la poudre de Portland a perdu peu à peu de son crédit ; mais elle a été remplacée de nos jours par la poudre de Pistoia, qui se prescrit à peu près de la même façon. La composition de cette nouvelle poudre est tenue secrète. Cependant M. Chastaing, à la Société de pharmacie, a dit en avoir déterminé la formule qui, d'après lui, serait la suivante : bulbes de colchique 20 0/0, racine de bryone 10 0/0, gentiane 40 0/0, fleurs de camomille 10 0/0, bétoine 50 0/0.

Si cette formule est exacte, la présence du colchique rendrait la poudre de Pistoia beaucoup moins inoiïensive que la poudre de Portland. Car il ne faut pas oublier que cette poudre doit être prise régulièrement d'une manière continue pendant un an ou deux. Et l'on ne peut croire qu'un usage aussi prolongé du colchique puisse être sans inconvénient.

Le café vert et les feuilles de frêne ont aussi passé pour remèdes spécifiques de la goutte. Zimmermann, Feste, Petit ont préconisé l'infusion de café contre l'attaque aiguë de goutte. On a aussi conseillé la macération de café vert, ou la décoction.

La vogue des feuilles de frêne date de 1852. Pouzet et Peyraud conclurent de leurs observations à une véritable action spécifique. Ils donnaient le médicament à la dose de 1 gramme de feuilles pour 100 de véhicule; d'après leurs expériences, l'infusion prise pendant l'accès diminuait et faisait disparaître en six ou cinq jours tous les symptômes articulaires. Prise dans l'intervalle des attaques, chaque mois pendant une semaine, elle retardait parfois indéfiniment le retour de la goutte.

MÉDICAMENTS SPÉI'IFKJUES DE T.A GOU'ITE

Garrod n'a rien obtenu de ce prétendu spécifique pendant l'attaque aiguë. Toutefois, le môme auteur dit que, dans plusieurs cas de goutte chronique, les résultats ont été plus satisfaisants. 11 administre le médicament de la façon suivante. On fait bouillir pendant dix à quinze minutes une once de feuilles de frêne dans deux pintes d'eau; la décoction est donnée dans la journée a doses fractionnées, une heure environ avant le repas. Son goût n'est pas désagréable; elle a un certain degré d'amertume ; elle parait augmenter l'appétit et améliorer l'état des fonctions digestives.

Les feuilles de frêne paraissent donc agir surtout comme stomachiques. Peut-être en relevant les fonctions gastriques, en excitant l'appétit, peuvent-elles avoir une certaine action indirecte dans la goutte chronique. Seulement, déclare Garrod, on rencontre peu de malades qui aient la patience de suivre le traitement pendant un laps de temps suffisamment long.

Deux autres substances données comme possédant une action spécifique sur la goutte méritent encore une mention, c'est l'aconit et le vératrum album.

Van Swieten, Schenckbucher, Quarin ont cité des observations de goutte aiguë ou subaiguë guérie par l'extrait d'aconit à doses assez élevées, de un jusqu'à 3 et 4 grains toutes les trois ou quatre heures. D'après Barthez, l'aconit aurait une action spécifique sur les douleurs goutteuses les plus rebelles, qu'il dissiperait sans produire ni sueur, ni aucune évacuation critique, ce qui, pour lui, est la preuve même de cette action spécifique contre la goutte. Murray a même prétendu que l'aconit longtemps continué peut amener la disparition et la résorption des tophus goutteux.

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TRAITEMENT UE l,A GOUTTE

Les auteurs modernes sont plus réservés. Garrod se contente de dire que la valeur de cette substance dans le traitement de la goutte est loin d'être établie. Scudamore est aussi bref. « D'après quelques expériences faites sur ce médicament, dit-il, je ne suis pas disposé à lui accorder de confiance. »

Nous ne croyons pas que l'aconit ait la moindre action sur la goutte articulaire. Il faut le réserver pour le traitement des névralgies goutteuses, où il peut produire de bons effets comme dans d'autres névralgies;

Quant à l'ellébore blanc, c'est sa parenté avec le colchique d'automne qui lui a valu sa réputation usurpée. Pelletier et Caventou avaient même cru que le principe actif du colchique est le même que celui de l'ellébore, c'est-à-dire la vératrine, erreur aujourd'hui démontrée.

Au reste, non seulement le vératrum album n'a aucune action sur la goutte, mais sous forme de teinture ou sous forme de vin, il détermine des symptômes très pénibles, une faiblesse nerveuse générale, une irritation vive de l'estomac. C'est une substance à bannir du traitement de la goutte.

Il en est de môme de son alcaloïde, la vératrine, qui peut être toxique à la dose de quelques milligrammes, etdont Garrod déclare n'avoir jamais observe le moindre effet calmant sur les symptômes de la goutte..

Enfin, dans ces derniers temps, Ebstein,Meisel, Biesenthal ont voulu introduire dans la thérapeutique de la goutte un nouveau médicament, la pipérazine. D'après Ebstein, la pipérazine mériterait la préférence sur tous les dissolvants connus de l'acide urique. Elle formerait avec cet acide des urates neutres dont la solubilité serait sept fois plus grande que celle de l'urate de

MÉDICAMENTS SPÉCIFIQUES DE LxV GOUTTE

lithine; 2 à 3 grammes de pipérazine à l'intérieur feraient baisser des deux tiers la quantité d'acide urique éliminée par les urines.

D'après les expériences de Meisel, la pipérazine empêcherait la formation des dépôts uratiques chez les oiseaux et dissoudrait les dépôts déjà formés. Le chromate neutre de potasse en injection sous-cutanée détermine chez les oiseaux la forrhation de concrétions d'urates, particulièrement dans les articulations. Meisel a donc fait chez le pigeon des injections quotidiennes de 1 centigramme de chromate de potasse, en même temps qu'il faisait ingérer à l'animal 0s^20 de pipérazine. A l'autopsie du pigeon, on n'a trouvé de dépôts uratiques ni dans les jointures, ni ailleurs, tandis que chez un animal témoin soumis aux mêmes injections, mais sans administration de pipérazine, les tubes droits du rein étaient obstrués par les urates.

Cette expérience paraîtra peu concluante à un esprit impartial: car, en fait, aucun des deux pigeons, pas plus le pigeon témoin que le pigeon pipéraziné, n'a présenté de dépôts uratiques dans les articulations.

Au reste, l'action dissolvante de la pipérazine a été contestée par Mendelsohn qui lui préfère l'uricédine, produit rival constitué synthétiquementàl'aide du citrate de soude, du citrate de lithine et du sulfate de magnésie. A dose élevée, cette substance donnerait à l'urine rendue fortement alcaline des propriétés énergiquement dissolvantes à l'égard de l'acide urique. Nous ne voyons pas trop l'utilité de dissoudre l'acide urique dans l'urine des goutteux. Ce qui importe, c'est de neutraliser cet acide dans le sang ou d'empêcher sa formation dans les tissus. Aussi n'y a-t-ij pas grand cas à faire de ces prétendus

dissolvants des urates. Biesenlhal a soutenu, il est vrai, que chez de nombreux malades il avait vu l'accès de goutte aiguë arrêté net par une solution de pipérazine à 1 0/0, mais il déclare en môme temps avoir observé, sous l'influence de quelques doses du môme médicament, « une merveilleuse atténuation de l'athérome aortique » . Et cette deuxième affirmation nous rend fort suspecte la véracité de la première.

Pour nous, nous avons essayé à plusieurs reprises la pipérazine sans le moindre succès. Peut-être pourrait-on l'administrer d'une manière continue dans la goutte chronique avec tophus ou dépôts uratiques, non contre la douleur même, mais comme dissolvant des incrustations d'urate. Mais il faudrait s'assurer d'abord que l'usage prolongé de la pipérazine est sans inconvénient, et déjà Rohrig a constaté de l'albuminurie sous l'influence de ce médicament.

MÉDICATIONS SYMPTOMATIQUES

En dehors des trois grands médicaments, colchique, salicylate de soude et alcalins, que nous venons d'étudier, ou peut employer et on emploie couramment, dans la goutte, une foule d'autres moyens pharmaceutiques qui sont destinés à combattre, non la goutte elle-même, mais les symptômes variés et les nombreuses complications qui peuvent en être la conséquence.

Nous les passerons successivement en revue en les classant suivant leurs indications ordinaires.

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