CHAPITRE I
Technique opératoire du traitement de la Rbératite Interstitielle par les rayons X
On emploie au laboratoire de radiologie de la cli-
nique ophtalmologique du Professeur Rollet une ampoule Pilon, à régulateur par étincelle et refroidissement par l'air.
Sous cette ampoule se trouve un tube de verre au plomb de trois centimètres de diamètre qui permet la localisation des rayons. Sur le trajet de ceux-ci, - on interpose des disques d'aluminium pour les filtrer. L'épaisseur de chaque disque est d’un demi-millimètre ; en faisant varier leur nombre, on obtient un filtre d'épaisseur connue.
L'enfant est placé dans le décubitus dorsal, sur une table au-dessous de l’ampoule, la tête fixée par des sacs de sable qui suffisent à l’immobiliser. Peu
La à
importe que l'œil soit ouvert ou fermé car l'écran palpébral n'arrête pas les rayons. Il est donc possible de traiter sans difficulté un malade qui a du blépharospasme. La distance qui sépare le globe ocujaire du focus de l’'ampoule est de vingt-cinq centimètres quand l’extrémité du tube de verre localisateur se trouve presque au contact de l'œil malade.
La quantité très minime de rayons X, qu'on fait agir à doses fractionnées, caractérise la méthode ernployée. Après quelques tâtonnements au cours des premiers traitements, on a fixé à cinq minutes la durée de chaque séance d'irradiation d’un œil ; on donne au malade deux jours de repos entre deux séances, et un grand repos de trois semaines ou un mois au bout de cinq séances.
À chaque irradiation, l’ampoule est réglée d’une façon telle que le spintermètre donne, pour. une in- / tensité de un milliampère, une étincelle équivalente de douze centimètres ; on fait alors passer dans l‘ampoule un courant de cinq dixièmes de milliampère. Si les deux yeux sont malades, on les irradie suecessivement.
An bout de cinq séances, la dose totale des rayons atteint une unité Holzknecht environ c’est-à-dire une dose beaucoup trop faible pour produire des accidents cutanés, chez des sujets de sensibilité moyenne.