CHAPITRE II
ACTION DU 606 DANS LES LEUCOPLASIES RÉCENTES : ; 1 L'observation I nous met en présence d’un malade chez qui l’accident primitif est passé inaperçu, par conséquent l’âge de la syphilis est inconnu. Au con-
traire, nous savons à quelle époque a débuté sa leucoplasie. C’est une leucoplasie péri-ulcéreuse qui date de cinq mois ; leucoplasie opaline au niveau des lèvres ; les plaques blanches que signale l’observation au niveau de la langue peuvent facilement être classées dans la leucoplasie opalescente lisse en nappe. Dix jours après l’unique injection intra-musculaire de 606, nous voyons une cicatrisation complète des lésions labiales et un résultat presque complet pour les lésions linguales. Il n'était pas question de troubles fonctionnels dans cette observation.
Dans l'observation II, il s’agit d’un syphilitique dont l’affection est ancienne de cinq ans. Il a de la leucoplasie depuis six mois. C’est une lencaplaste mamelonnée péri-ulcéreuse.
Sept jours après une injection intra-musculaire de
9 centigrammes de 606, la plupart des ulcérations
sont cicatrisées et le malade peut manger. La leu- R. Guerrin &
ou
coplasie cependant n’a pas changé. Deux semaines plus tard sans nouvelle injection toutes les ulcéra-
tions sont cicatrisées et la leucoplasie n'existe plus :
que sous forme de trois bandes légères.
Deuxinjections intra-veineuses de 50 centigrammes
faites dans le courant du mois suivant font ue raître entièrement la leucoplasie.
Il est FAURE de savoir depuis qu’elle époque
la malade de l'observation IV est spécifique. Par contre l’on est témoin de l’apparition de sa leucoplasie qui se fait à la suite d’un traitement par l'huile grise et l’hectine. Depuis son apparition, un mois et demi, cette leucoplasie est traitée par les pilules de Dupuytren. C’est une leucoplasie linguale en îlots.
À une semaine d'intervalle la malade reçoit deux
injections intra-veineuses de 606, l’une de 30 centigrammes, l’autre de 50 ; huit jours après la deuxième injection les îlots de leucoplasie ont changé d’aspect et diminué en surface.
Deux nouvelles injections, l’une de 30, l’autre de bo centigrammes, intra-veineuses amènent une guérison complète. Un mois et demi plus tard la guérison s’est maintenue. |
Le malade de l'observation VII est syphilitique depuis un an. On peut donc ranger sa leucoplasie parmi celles d’origine récente, quoique l’on ignore à
quelle époque elle remonte exactement. Après une
première injection intra-veineuse de 30 centigrammes une deuxième injection intra-musculaire de 60 cen-
tigrammes pratiquée quatre jours plus tard, toute
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