CHAPITRE IV
DES ACCIDENTS AU COURS DES INJECTIONS INTRARACGHIDIENNES ET LEURS CAUSES (1)
Nous étudierons tout particulièrement les accidents observés avec les injections intrarachidiennes de néosalvarsan.
Marinesco injectait 5 milligrammes de néosalvarsan sous un volume de 4 centimètres cubes après prélèvement d’une quantité égale de liquide céphalo-rachidien. Sur les 14 malades qu’il présente trois seulement n’ont eu aucun trouble; chez tous les autres on observe des désordres divers qui vont depuis des accidents légers (céphalée, vomissements, réveils de douleurs fulgurantes dans les membres, accès de fièvre, rétention ou incontinence d'urine) jusqu’à des paraplégies complètes avec troubles trophiques, eschares et mort dans deux cas; dans un autre cas amaurose complète.
Marie et Levaditi traitèrent en séries 14 malades;
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| chez quatre d’entre eux ils injectèrent.à huit jours d'intervalle des doses de cing milligrammes, quinze milligrammes et quatre centigrammes; deux des malades traités moururent en moins de deux mois après avoir ne paraplégie flasque et des troubles urinaires. Fes
Dans une deuxième série de cing malades Marie et : Levaditi firent une injection de deux centigrammes; ils observèrent trois morts au bout de 1, 3 et > mois.
Les cinq derniers malades reçurent une injection de un centigramme; dans cette série il n’y eut qu’un décès. Les accidents se. déroulaient dans tous les cas de la même façon. La douleur et la céphalée n'étaient pas absolument en rapport avec la dose injectée, mais ce qui correspondait à ces doses, c'était la fréquence des accidents urinaires, l’intensité des troubles moteurs et enfin, l’affaiblissement général progressif. <
M. Bériel rapporte deux observations de paralytiques généraux traités. Chez l’un d’eux il injecta 3 centigrammes (ans 4 centimètres cubes d’eau distillée. Une vivé réaction débuta deux jours après l'injection; la température monta à 40°,9; des vomissements persistèrent pendant plusieurs jours; la température baissa progressivement; le malade mourut de cachexie en trois mois. Dans le second cas, M. Bériel injecta 15 milligranmes d'abord, puis 3 centigrammes de néosalvarsan: Les douleurs lombaires extrêmement vives survinrent immédiatement après l'injection. La température atteignit, rapidement 38°,2. À la suite de la seconde injection s'installérent d’abord la rétention urine, puis dé
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l'incontinénce de l'urine et des selles ; au bouf dé quinze