OBSERVATIONS
Observation I.
Dir... Jean, 27 ans, contracte en 1901 la syphilis; il se traite pendant deux ans par des pilules de protoiodure de Hg. En 1903, n'ayant plus eu aucun accident depuis le début, 1l cesse tout traitement. Il se marie la même année et a dans la suite deux enfants, actuellement bien portants. En 1905, le malade fait une pneumonie aiguë franche dont il guérit aisément. Pendant les six ans qui vont de 1906 à 1912 le malade ne se souvient avoir présenté aucun trouble, ni pris aucune médication antisyphilitique. Les aecidents actuels apparaissent vers octobre 1913. En très peu de temps il présente des troubles digestifs, un mauvais état général et des troubles de la mémoire; en deux mois il maigrit de 5 kilogs. Sa femme quenous voyons en ce moment attire l'attention sur des troubles marqués de la vie courante.
Pour la première fois depuis bien des années il s'est attiré des réprimandes de son patron; il est même obligé de quitter
(1) Nous tenons à remercier tout particulièrement le docteur de Beurmann qui nous à permis de poursuivre ce travail dans son service, à l'h6pital Saint-Louis. C'est là que nous avons recueilli la plupart de nos obser-
vations.
Lee
son travail qui lé fatigue. Il se rend parfaitement compte de son état, se plaint de ses troubles de mémoire, de son impossibilité à calculer et attire lui-même l'attention sur des alternalives de rires et de pleurs survenant à la moindre cause.
L'examen physique fait à cette période révèle : une augmentation des réflexes tendineux, une abolition du réflexe oculaire à la lumière avec inégalité pupillaire, du tremblement rapide et à petites oscillations, du tremblement de la langue; la démarche est normale, pas de signe de Romberg, la parole est bredouillante et fait faire le diagnostic dès le premier abord.
L'écriture est fortement modifiée, le malade est incapable d'écrire correctement, même sous la dictée. Il ne peut pas non plus faire une addition exacte pour peu qu’elle soit un peu compliquée.
‘La ponction lombaire pratiquée le 18 février 1914 révèle une hypertension marquée.
Réaction cellulaire : 50 éléments par champ.
-Réaction albumineuse : très forte, +++.
Wassermann : H+++.,
Le malade, qui se plaignait de maux de tête violents dans les jours précédant la ponction lombaire, se trouve très soulagé et réclame lui-même de nouvelles ponctions lombaires les trois semaines qui suivent.
Le 25 février, nouvelle ponction lombaire, la pression rachidienne est très exagérée.
Réaction cellulaire : 80 à 40 éléments par champ.
Réaction albumineuse : très forte, ++1+.
‘Le 2? novembre : Pression du liquide céphalo-rachidien moins forte que les deux fois précédentes.
Réaction cellulaire : 60 éléments par champ.
Réaction albumineuse : très forte, +++.
À la suite de cette ponction lombaire, le malade est moins soulagé que les fois précédentes et se plaint de douleurs lombaires. C'est à partir de ce moment seulement que l’on institue le traitement combiné par le néosalvarsan intraveineux
et la ponction lombaire sy rnauque dans un brèf délai après l'injection intraveineuse. : AU
Le 9 mars, injection AE ETS de. 0 gr: 30 de néosavarsan. jui ;
Dix minutes. fn, ponction haie tes JE 12 centimètres eubes de liquidé céphalo-rachidien.
Pression très forte. ST re RES
Réaction cellulaire : 50 éléments par or
Réaction albumineuse : très forte, or ne
Wassermann : KDE te TRE MORTE
Dans la semaine suivante, le malade ne se lan, de rien. - Le 16 mars, injection intraveineuse de gr. 45 de népEAR, varsan.
Ponction lombaire.
Pression exagérée, on retire 18 à 20 ab cubes de liquide céphalo-rachidien.
Réaction cellulaire : 12 éléments par de
Réaction albumineuse : très forte, +++.
Le 23 mars, injection intraveineuse de 0 gr..60 de ot varsan. | h RE
Ponction lombaire, pression un peur: exagérée :.on retire: 10 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.… nie
Réaction cellulaire : 4 éléments par champ... . Fa
Réaction-albumineuse : forte, +++. #
A la suite de ces trois piqûres, le malade et son. entourage: signalent une amélioration très sensible. Nous-mêmes remar- ‘quons l'allure générale du malade plus virile, les préoccupations plus sérieuses; dans l'intervalle de ses piqûres le malade peut reprendre son travail. Ra Ep
Le 30 mars, injection intray eineuse:de 0 gr Le e 914.
Ponction lombaire. M VUE:
Pression légèrement Nr évacuation de Acte cubes de liquide. CE
Réaction cellulaire : 6 éléments par champ.
Réaction albumineuse forte : Hat RESTE