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CHAPITRE XI

Sommaire: Inhalations d'acide fluorhydrique et fluorures. — Ozone, oxygène, eau oxygénée. — Chlore. — Chloroforme. — Acide cyanhydrique et cyanures. — Azote. — Acide osmique. — Acide picrique. — Essences volatiles et eucalyptol. — Camphre. — Menthol. — Thymol. — Électricité. — Transfusion. — Phosphate de cuivre. — Aluminium.

En 1854, Micliaud crut remarquer que, dans les ateliers de gravure sur verre de la cristallerie de Baccarat, les ouvriers tuberculeux étaient améliorés, et que cette amélioration est due aux inhalations cVacide fiuorhyclrique. En 1866, Charcot et Bouchard essayèrent ces inhalations sur les phtisiques et n'obtinrent aucun bon résultat. En 1885 et 1886, Seiler prétendit avoir obtenu la suppression de la dyspnée, des quintes de toux et des sueurs nocturnes, la réapparition du sommeil, la diminution et la facilité de l'expectoration et une amélioration sensible de l'état général; il faisait inhaler 20 à 30 litres d'air saturé de vapeurs d'acide fluorhydrique par mètre cube et par quart d'heure; les malades restaient pendant une heure dans la salle d'inhalation.

Ces heureux résultats ne furent pas confirmés par Dujardin-Beaumctz et son élève Chevy.

En 1887 Garcin publia de nouveaux cas de guérison de tuberculose par les inhalations d'acide fluorhydrique hydraté. Il faisait inhaler 10 litres d'air fluorisé par mètre cube et par 1/4 d'heure; le malade respirait ces vapeurs pendant une heure dans une cabine de bois. L'air respiré barbotait dans l'acide fluorhydrique hydraté avant de pénétrer dans la cabine. Henri Bergeron se contentait de faire passer cet air à la surface de l'acide. Lépine et Pailliard faisaient rester les phtisiques dans une cabine contenant 230 litres d'air ayant barboté pendant 10 minutes à travers une couche de 8 centimètres d'acide fluorhydrique à 40 0/0. Lépine, comme Moreau et Cochez, Goëtz, Hérard, Bucquoy, Sciolla, Arraras, Dujardin-Beaumetz, ont vu que les inhalations d'acide fluorhydrique augmentaient l'appétit des malades. Lépine pense que cet acide est absorbé par l'estomac et excite l'appétit, comme le fait l'acide chlorhydrique ; il a obtenu la même action en faisant avaler par les phtisiques quelques gouttes d'acide fluorhydrique au millième diluées dans l'eau. Peter pense que cet acide, produisant une certaine excitation sur le pneumogastrique pulmonaire, et par action

irétlexc sur le pneumogastrique stomacal, augmente ainsi l'appétit.

En 1888 nous avons soumis à Cannes .plusieurs phtisiques aux inhalations d'acide liluorhydrique, avec l'habile concours de Chuquet. Nous n'avons jamais constaté la moindre .diminution des bacilles dans les crachats, de la fièvre, ni des sueurs nocturnes ; jamais les signes physiques d'auscultation et de percussion n'ont été sensiblement modifiés. Ces inhalations n'ont aucune action antiseptique, car au moment où le ramollissement pulmonaire se produit et oii les cavernes se forment, elles ne modifient aucunement les phénomènes d'intoxication putride. L'action favorable de l'acide fluorhydrique sur l'expectoration nous a semblé fort douteuse. Les malades gravement atteints ne supportent pas ses vapeurs; elles provoquent chez eux des étouffements. Cet acide est également fort mal supporté au moment des poussées congestives fébriles, avec ou sans hémoptysies. Quelquefois il provoque des fluxions nasales, pharyngiennes, laryngiennes, trachéales, oculaires suivies d'une courbature générale qui dure un ou deux jours. Mais il agit d'une façon merveilleuse sur le rhume de cerveau, comme j'ai pu le constater sur mes malades et sur moi-même. L'acide fluor-

liydriqiic est tellement avide d'eau qu'il est absorbé par les premières voies et n'agit que sur elles.

Les vapeurs d'acide fluorhydrique n'ont aucune action microbicide sur le bacille de la tuberculose, comme l'ont démontré Grancher et Chautard en 1888, et Jaccoud n'a pas été plus heureux que ces expérimentateurs.

On a aussi donné aux phtisiques le fluorure d'ammonium et le fluorure de sodium à la dose de 10 à 20 centigrammes par jour par la voie stomacale.

Récemment on a déclaré que l'ozone guérissait les tuberculeux. Labbé et Oudin ont prétendu avoir guéri 7 phtisiques au premier degré sur 7, parles inhalations d'air ozonisé. Larat et G. Gautier ont contredit ces assertions. Bontemps m'a dit avoir obtenu quelques améliorations en faisant respirer à des tuberculeux de l'air ozonisé (1/10^ de milligramme d'ozone par litre d'air), dans la très coquette salle d'inhalation récemment installée à l'établissement médical de Saint-Raphaël. On a prétendu que l'ozone est un germicide puissant. Cette action antiparasitaire de l'ozone n'existe pas. Herman Sontag a montré que l'ozone ne commence à avoir une action destructive sur les bacté-

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ries qu'à la close énorme de 0,27 pour 100, et qu'il n'a aucune action sur le bacille de la tuberculose. Dans une des dernières réunions delaSociélc de médecine deGreifswald, Lœffler a déclaré que l'ozone n'est nullement antiseptique, et que, dans une atmosphère ozonisée, les bacilles du charbon se développent plus rapidement que dans les autres miUeux; Peycr a dit que les inhalations d'air ozonisé ne lui avaient procuré aucun résultat favorable ou défavorable.

D'Arsonval a vu que, chez les animaux, la respiration de l'air ozonisé fait tomber rapidement la capacité respiratoire de 23 à 18 en une demi-heure, parce qu'en ozonisant do l'air, on produit des traces de vapeurs nitreuses qui altèrent l'hémoglobine du sang, et il déclare que les inhalations d'air ozonisé impur sont dangereuses.

Binz a prétendu que l'ozone était l'agent curatif d'un certain nombre de stations d'hiver, situées au bord de la mer. Avant d'émettre cette idée, il aurait fallu démontrer que l'air marin contient plus d'ozone que les autres airs. Or, nous avons trouvé en 1878 que les mesures ozonométriques faites avec le papier ioduro-amidonné n'avaient aucune valeur, qu'elles étaient soumises à d'énormes et fréquentes causes d'erreur. Ainsi au bord

(lo la mer, l'ammoniaque, en présence de l'ozone, s'empare de ce corps pour former de l'azotate d'ammoniaque qui n'impressionne pas le papier ozonoscopique. D'autre part la réaction de l'ozone sur le papier ioduro-amidonnépeut être produite par l'iode, le chlore, les azotites, l'acide azoteux, etc. On peut donc affirmer que la recherche de l'ozone dans l'air atmosphérique ne reposesuraucune base scientifique, parce que les résultats des dosages, viciés par des causes d'erreur éminemment variables, ne sont pas comparables entre eux. On ne doit donc pas prétendre que l'air marin emprunte ses propriétés curalivcs à l'ozone, lequel du reste n'en n'a aucune.

L'ozone n'agit que par son action tonique sur le système nerveux, comme le fait V oxygène. Les inhalations de ce gaz, beaucoup plus facilement maniable que celles d'ozone, sont très favorables aux phtisiques qui n'ont pas d'appétit, qui sont mous, sans ressort. L'oxygène est le quinquina des tuberculeux, c'est pour eux un tonique merveilleux. Mais en respirant constamment le grand au* et l'air pur, on on absorbe plus qu'en aspirant dans des ballons. Ces inhalations rendent cependant de grands services aux malheureux phtisiques très avancés qui ont une sécrétion bronchique purulente et abondante. Ce pus,

séjournant dans les petites bronches, peut produire une véritaiile aspiiyxie, car, d'après les travaux de Matliieu et Urbain, on sait qu'il absorbe l'oxygène et le transforme en acide carbonique, qui se dégage. Cette viciation de l'atmosphère pulmonaire par le pus est rapidement corrigée au moyen des inhalalions d'oxygène, et cette pratique semble rendre à la vie, pour quelques jours au moins, de véritables mourants.

On a prétendu que Veau uxijgénée, ou bioxyde d'hydrogène, a de puissantes propriétés microbicides. On a essayé chez les phtisiques les inhalations de 5 parties d'eau oxygénéedans 100 parties d'eau ordinaire. En 1888, B. Stern, de Berlin, a injecté dans le poumon des caverneux 4 à 5 centimètres cubes d'eau oxygénée. Mais aucun résultat encourageant n'a été obtenu.

Les inhalations de chlore ont été autrefois très employées dans le traitement de la phtisie pulmonaire. En France, Gannal en 1819, Cottereau en 1830, puis en Angleterre, Albers, Pereira, Laycock, Gamgee les ont recommandées. Elles ont été reprisesrécemmcnten Amérique par Gibbes et Shurly : ces médecins ont soumis 27 tuberculeux à des inhalations de chlore gazeux, obtenu en faisant réagir l'acide chlorhydrique sur du chlorure de cal- I. 10

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cium: Icsinhalulions sont faites quotidiennement pendant 10, 20, puis 30 minutes. Dans quelques cas légers, ils ont substitué les inhalations de vapeurs d'eau chlorée à celles de chlore gazeux. Ils prétendent avoir amélioré presque tous leurs malades. Il est certain que, d'après les expériences de Geppert, de Bonn, le chlore est un puissant antiseptique. Mais 27 expériences sur l'homme ne sont pas suffisantes pour imposer une conviction

Au dernier Congrès de la tuberculose, Desprez, de St-Quentin, a recommandé le chloroforme en vapeurs, ou en boisson sous forme d'eau chloroformée, aux phtisiques. Il dit que cette substance est un antibacillaire puissant, et qu'il répare les désordres causés par la présence des bacilles.

On a prétendu que les ouvriers vivant au milieu des émanations d'acide cyanhijdrique, comme le font les galvaniseurs, présentent une immunité toute spéciale contre la tuberculose. A Vienne, Koritschow, dans la clinique de Schrœtter, a essayé sur les phtisiques les inhalations d'acide prussique; il a vu que la fièvre diminuait après la première ou la seconde inhalation, que les sueurs nocturnes cessaient presque entièrement vers la 1 0^ inhalation et que la toux diminuait. Mais il avoue que, malgré ces excellents résultats, les lé-

sions pulmonaires n'ont pas été modifiées, et que la marche de la maladie n'a nullement été influencée. Du reste des expériences analogues, faites sur des animaux, n'ont produit aucun résultat heureux.

Koch a dit au Congres de Berlin que le cyanure cVor est un destructeur du bacille de la tuberculose. En Amérique on a fait aux phtisiques des injections sous-cutanées de 08'-,002 à 0^02 de chlorure double d'or et de sodium.

Betancès a conseillé aux phtisiques les inhalations A'azote, l'eau azotée en boisson et en pulvérisation.

Au dernier Congrès de la tuberculose, Valenzuela a proposé des inhalations à'acide osmique.

En 1887, Fr. Hue, de Rouen, tenta la cure de la phtisie pulmonaire par les inhalations d'acide picrique. Ses malades respiraient chaque jour, pendant 3 heures, des vapeurs émanant d'un récipient dans lequel une solution d'acide picrique à 6 pour 100 était maintenue à l'ébullition. Il prétendit avoir obtenu non seulement des améliorations, mais même des guérisons. Ces beaux résultats n'ont pas été confirmés, et cependant l'acide picrique est devenu un produit de fabrication courante dans un grand nombre d'usines, depuis qu'on

en fait de grandes quanlilés pour la confection de Ja inclénitc.

Les essences volatiles ont une réelle action antiseptique et bactéricide. Leurs propriétés antiseptiques étaient déjà utilisées par les anciens Égyptiens pour la momification des cadavres. En d881 Jalan de la Croix confirma cette action pour les essences de thym, de moutarde, d'eucalyptus. En 1888, Chamberland essaya l'action de Ho essences sur la vitalité de la bactéridie charbonneuse, et 13 seulement ont permis à cette bactéridie de se développer. En 1889, Cadéac et Albin Meunier ont vu que les essences de cannelle et de fenouil détruisent la virulence des bacilles de la fièvre typhoïde et de la morve. De Freudenreich a fort bien étudié l'action des essences sur le bacille de la tuberculose; il plaçait des tubes de culture dans des bocaux contenant 20 gouttes d'essence, il fermait ces bocaux avec un bouchon de caoutchouc elles maintenait à l'étuve pendant 20 jours. Il a vu que les cultures tuberculeuses ne poussaient pas, ou étaient tuées en pleine germinationpar les essences de cannelle, de M'intergreen, de romarin, de menthe, d'origan, de thym, de géranium, de lavande, d'angélique, d'eucalyptus. En 1890, Onimus proposade faire respirer aux phtisiquos des essences évaporées

sur de la mousse de platine incandescente; il a obtenu ainsi la suppression de la mauvaise odeur des crachats chez plusieurs phtisiques porteurs de grandes cavernes. Il emploie surtout l'essence de thym.

L'essence d'eucalyptus a été conseillée aux phtisiques en 1871 par Gimbert, puis abandonnée. En 1882, Kazowski pulvérisait dans la chambre des tuberculeux une solution alcoolique d'essence d'eucalyptus; il faisait aussi inhaler un mélange d'une partie de benzine et de quatre parties d'essence de térébenthine. Récemment on a employé dans le traitement de la phtisie pulmonaire un produit extrait par Cloës de l'essence d'eucalyptus, ïeucalijplol, bouillant à 173° et ayant le caractère des essences oxygénées dont la constitution chimique se rapproche de celle des camphres. On a prétendu que l'eucalyptol guérit la phtisie et que, sous son influence, les bacilles disparaissent dans les crachats. Dujardin- Beaumetz a démontré que ces prétentions sont inexactes, mais avec Bouveret et Pechadre il a vu que les injections souscutanées de 0g%2o à Oe'',SO d'eucalyptol dissous dans l'huile diminuent l'expectoration. Quelquefois elles provoquent de l'oppression.

Depuis deux ans, quand un phtisique crache difficilement, ou expectore des cra-

chais fétides, ou est en pleine période de fonte tuberculeuse, je fais évaporer dans sa chambre de l'eau dans laquelle je fais ajouter quelques gouttes d'essence de cannelle. Je crois pouvoir dire que j'ai obtenu ainsi de bons résullats ; la fonte tuberculeuse aboutit à la caverne sans grande fièvre et sans phénomènes sensibles d'intoxication putride. Mais ces constatations ont besoin de contrôle. Il me semble que l'on n'a pas assez essayé l'action antiseptique des essences chez les tuberculeux. Dans les laboratoires on a établi l'énergie de leurs propriétés. Tout récemment, au Congrès de Londres, E. Roux disait que du sang charbonneux ou de la pulpe de rate charbonneuse, traités par l'essence de moutarde, donnent au mouton et au lapin l'immunité contre le charbon, et qu'on obtient chez les lapins la vaccination contre la pneumonie avec la rate et le sang d'un lapin pneumonique, après qu'on a tué les pneumocoques par cette essence. Nous conseillons toujours d'ajouter quelques gouttes d'essence dans les inhalations antiseptiques, formées de créosote, de gaïacol, de menthol, de thymol dissous dans l'alcool. Du reste on a démontré depuis longtemps que le mélange de plusieurs corps antiseptiques accroît l'action microbicide de

chaque substance. Ces inhalations, qui ne doivent pas avoir la prétention de tuer le bacille de Koch agissent sur les produits purulents^de l'expectoration des tuberculeux.

Le camphre a été employé dans le traitement de la phtisie pulmonaire, d'abord en inhalations, soit seul, soit mélangé avec du goudron. Récemment, Alexander, de Berlin, a injecté sous la peau des phtisiques 1 ou 2 grammes d'une solution de 1 partie de camphre dans 9 parties d'huile d'olive. Après la 5" ou 6^ injection, il fait suspendre le traitement pendant une semaine ; sinon les malades accusent des douleurs de tête et de l'agitation nocturne. Il prétend avoir, par cette méthode, obtenu des résultats remarquables chez les phtisiques arrivés à la période de ramollissement avec des cavernes ; les sueurs nocturnes et la fièvre hectique disparaissent dès la 3° injection. Huchard et Faure-Miller ont injecté sous la peau des phtisiques 2 grammes d'une solution de 2o parties de camphre dans 100 parties d'huile d'olive ; ils affirment avoir obtenu la cessation des sueurs, un bon sommeil, le retour de l'appétit et une augmentation du poids du corps. Après huit jours de traitement, ils conseillent de l'interrompre pendant deux jours, puis de le reprendre.

TllAITEMENT

En 1887, Rosenberg, de Berlin, proposa aux tuberculeux l'usage du menthol, ou camphre de menthe, extrait de l'essence de menthe poivrée du Japon. Ce corps solide appartient à la classe des iso-alcools découverts par Wurtz. Rosenberg donnait chaque jour 10 à 15 centigrammes de menthol en cachets ; il constata une augmentation de l'appétit et du poids du corps, une diminution des sueurs nocturnes, de l'expectoration et de la toux; mais les bacilles ne disparaissaient pas des crachats, quoique l'auteur prétende avoir détruit la virulence des cultures tuberculeuses par des vapeurs de menthol. Rosenberg fit aussi des injections intratrachéales de quelques gouttes d'une solution de 20 parties de menthol dans 100 parties d'huile d'olive. Cette pratique fut imitée en France par A. Beckay et par IL Lamy, en Angleterre par Beehag et par Bramwell ; ils introduisaient 15 à 30 gouttes de ce liquide à chaque séance; ils ont constaté, après deux mois de traitement, l'augmentation du poids du corps, la suppression des sueurs, la diminution de l'expectoration et de la toux. On peut aussi faire inhaler des solutions aqueuses ou alcooliques de menthol. Pepper a opéré des injections intrapulmonaires d'une solution alcoolique de menthol à 1 0/0 dans les ca-

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vernes. Ces injections sont bien supportées.

Berlioz, de Grenoble, a essayé les injections sous-cutanées de thymol, qui est un phénol contenu dans l'essence de thym. Il injectait chaque jour 6 à 8 centimètres cubes d'une solution à SO 0/0 dans l'éther et la vasehne. 11 donnait en outre aux malades 8 à 10 cachets de 25 centigrammes de thymol. Mais il ne constata aucune amélioration dans l'état local, ni dans l'état général. Spilmann a employé des injections intrapulmonaires d'une solution alcoolique de thymol à 5 0/0, sans résultat appréciable.

Nous dirons, pour mémoire, qu'en 1888 Liebermann, de Strasbourg, a traité la phtisie au début par Vélecli'isalion du pneumogastrique cervical ; il faisait chaque jour deux séances de 3 à 5 minutes avec une intensité de 5 à 6 raiUiampères. Carmalt Jones, en 1885, prétendit avoir amélioré un phtisique par la transfusion du sang. Luton, de Reims, a proposé le phosphate de cuivre : 1 à 5 centigrammes en pilules, ou en injections sous-cutanées dans de la glycérine. Pick prétend avoir guéri des tuberculeux en leur faisant ingérer de V aluminium en pilules, à la dose de 80 centigrammes par jour. Fraenkel a pratiqué des injections intrapulmonaires d'acétate d' alumine à 2 ou 5 0/0.

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