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l'adjuvant lo plus cflicacc du traitement hygiénique. Ce fait nous montre que, dans la lutte contre la tuberculose pulmonaire, les agents de défense sont bien plus importants que les agents d'attaque.
Mais il faut bien savoir que l'huile de foie de morue n'est vraiment utile que lorsqu'elle est absorbée à la dose minima de 4 cuillerées à soupe par jour. Et bien souvent les malades peuvent en absorber 10 ou 12 cuillerées à soupe en 1 5 heures. Pendant plus d'une année j'ai pris, chaque matin, en une seule fois, ISO grammes d'huile fauve de Terre-Neuve, qui m'était envoyée directement du lieu de production par un armateur. C'était là mon premier déjeuner, et aussitôt après cette ingestion, je marchais environ une heure: car on ne digère qu'avec ses jambes les fortes doses d'huile de foie de morue. Pour ne pas en absorber des quantités inutiles, j'examinais mes matières alvines tous les 15 jours et je suspendais l'huile pendant une huitaine de jours, si j'y constatais un excès de matières grasses. J'ai vu un homme de 60 ans, qui a été phtisique à l'âge de 22 ans, chez lequel des médecins de Saint-Étienne, de Paris, d'Amélie-les-Bains ont constaté une caverne dans le poumon gauche, qui crachait des quantités énormes de matières mucopurulentes, et qui
pendant 17 ans a pris un litre d'huile de foie de morue fauve en 9 jours, c'est-à-dire 8 cuillerées à soupe par jour, malgré le plus profond dégoût qui a persisté pendant ces dix-sept années. Je n'ai constaté chez lui que des lésions cicatrisées; il est mort tout récemment d'une affection cardiaque.
Les dyspeptiques nerveux peuvent digérer de très grandes quantités d'huile de foie de morue. Ainsi je soigne depuis deux ans un jeune phtisique qui mange excessivement peu, qui est dégoûté de toute nourriture, qui n'a jamais pu supporter la viande crue ou la poudre de viande, qui ne tolère pas la créosote; il prend, depuis deux mois, une dose quotidienne de 125 grammes d'huile de foie de morue et a déjà engraissé de 1 kilo et demi depuis le début de cette médication. On dit généralement que les phtisiques ne digèrent pas l'huile de foie de morue quand ils ont la fièvre, et Germain Sée pense que l'état fébrile empêche le foie et le pancréas de fournir assez de bile et de paucréatine pour émulsionner les graisses et les rendre facilement assimilables. Il importe cependant de distinguer les cas. Les malades qui n'ont qu'une légère fièvre vespérale supportent très bien deux à quatre cuillerées d'huile, surtout s'ils peuvent marcher peuT