‹ Traitement de la phtisie pulmonaireChapitre 3 sur 25 · T II A T T K M K N T · texte numérisé non relu

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innammalniros, sf)il, banalos, soiL <lc réinvasion Inhorcnlciisc, (pic. llérard et Cornil ont consLal écs dans des cav(!rnoscn voicdccicaLrisaLion. Il faul. aussi faciliter réliminalion des matières putrides et les désinfecter. La cicatrisation est définitivement obtenue quand la caverne est tapissée de toutes parts de tissu fibreux organisé, et se transforme, selon l'expression do Gruvcilbier, en un véritable sinus aérien, qui peut communiquer ou no pas communiquer avec les bronclies. A ce moment la fièvre cesse, et la température tombe souvent au-dessous de la normale. Il faut alors intervenir avec la médication toni- (pu; et l'bydrotliérapie.

L'expérimentation sur les animaux a montré aussi à Roux et Motscbnikoff que la résistance acquise par certains êtres contre la tuberculose, réside dans la formation de cercles concentriques de tissus inllammaloires et épaissis autour des bacilles. Ces tissus finissent par absorber ces microorganismes et deviennent alors calcaires. La calcification dos tubercules pulmonaires n'est pas rare cbez riiommo. Et souvent dans la phtisie à marche lente, ou en voie de guérison, les mahides expectorent do petits calculs après une quinte do toux; rcx])uision Ao ces fragments calcifiés est un signe favorable.

La pliLisie est curable par la nature ; l'art du niédcciii doit donc agir dans le sens de la nature, et l'aider quand elle marche dans la voie de la guérison.

La guérison de la tuberculose peut être absolue ou apparente. Nous n'attachons aucune importance à la guérison apparente. Si un malade, malgré un excellent état général, malgré un parfait état local, rend encore de temps en temps un ou deux crachats renfermant de très rares bacilles tuberculeux, et cela pendant plusieurs années, il n'est pas guéri; il est à la merci d'une imprudence, d'un excès de fatigue, d'un effort violent qui amène une hémoptysie. J'ai vu récemment une dame qui avait les apparences absolues de la guérison depuis 6 ans, chez laquelle je n'avais trouvé des bacilles que 3 fois sur 22 exainens faits pendant ces six années, et qui à la suite d'une imprudence a eu une hémoptysie. Je sais bien que quelques médecins, entre autres Von Ziemmsen, de Munich, prétendent qu'à l'autopsie des tuberculeux guéris depuis 20 ans, on trouve dans les lésions cicatrisées des bacilles encore virulents, et que par conséquent jamais la guérison de la tuberculose n'est absolue. Auguste Olhvier et Loomis ont tout récemment signalé des faits analogues. Mais je

crois qu'on peut déclarer guéri un ancien tuberculeux qui, pendant 10 ans, a repris ses occupations sans avoir un craclicment de sang, un accès de fièvre imputable à une poussée tuberculeuse, un cracbat bacillaire. S'il a résisté pendant dix ans à quelques bacilles perdus dans un coin de son poumon et probablement morts, car nous avons vu que les bacilles morts sont aussi infectieux, il n'y a aucune raison pour qu'il redevienne pbtisique, s'il ne se replace pas dans les conditions oij il a subi sa première atteinte.

Il ne faut pas oublier, en effet, que le bacille tuberculeux est incapable d'infecter tous les organismes humains; que l'homme est un être relativement réfractaire à l'infection tidjerculeuse; qu'il importe de considérer la virulence comme l'expression des modalités diverses de la vie des microbes, sans cesse influencée par les qualités physico-chimiques essentiellement changeantes des milieux organiques. Le médecin sait que le bacille tuberculeux ne pi'ospère que sur les teri-ains qui lui sont favorables, qu'il ne suffit pas d'un microbe pour faire un tuberculeux et qu'à côté des mahidies, il y a des malades qui moulent la matière morbide suivant leurs dispositions hérédilaires on ac(|uises.

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