RÉSULTATS
La columnisation-massage, l'électricité, la gymnastique génu-pectorale sont d'usage trop récent pour qu'il nous soit possible de dresser le bilan des résultats. Il n’en est pas de même pour l'usage des pessaires.
Figuiera a, sur 47 observations relevées dans le service de Doléris, 18 guérisons de la déviation, 15 améliorations, 8 insuccès ou intolérances, 7 malades devenues enceintes. dont 4 deux fois. Cette statistique donne 39 °/, de succès et 30 °/, de succès très relatifs, puisque dans ces cas les malades sont condamnées au port perpétuel du pessaire, sous peine de voir l'affection reparaitre avec tous ses dangers ; de plus, l'affection tend en général à S'aggraver, le
pessaire ayant toujours tendance à moins bien soutenir
tes
l'utérus, étant moins bien soutenu lui-même par les tissus vaginaux. On est de temps à autre appelé à le remplacer par un numéro d'un calibre plus fort, mais quelquefois 1l ne tient pas du tout. Dans quelques cas, l’assoclation du port du pessaire à un traitement intra-utérin (dilatation, curettage, hersage, écouvillonnage) a donné de bons résultats: mais, dans ces cas, il s'agissait de lésions peu accentuées, de mobilité utérine plutôt que de rétroversion franche, où on a pu profiter de l'involution consécutive à l'accouchement. L'évolution régressive de l'utérus, au moment de la ménopause, peut contribuer à le refixer en position normale. Si la ménopause est achevée, l'atrophie rapide de l'organe, rétrodévié par le port du pessaire, devient une condition habituelle de la cessaion des symptômes morbides. On doit donc employer le pessaire de Hodge dans les cas de rétroversion légère ou récente, non inflammatoire, surtout en cas de déviation traumatique où consécutive à l'accouchement.
Si le pessaire seul ne peut suffire à maintenir la réduclion, parce qu'il est impossible de le fixer lui-même; si son intervention chirurgicale devient nécessaire, elle devra être complète; on ne se contentera pas de restaurer le périnée pour donner un point d'appui au pessaire, on restaurera le périnée d'abord, et on fixera ensuite l'utérus. I serait d’une mauvaise pratique’chirurgicale de négliger un complément de traitement aussi essentiel, alors qu'on s’est arrêté à l'emploi d’un traitement opératoire.