III. Les récidives de ces exanthèmes sont, sinon
fatales, au moins absolument habituelles chez les mêmes sujets, à propos de chaque nouvelle administration du mercure; — et tantôt elles se produisent sous l'influence de la même préparation, tantôt elles succèdent à la mise en œuvre du mercure sous des modes différents'.
Que sont, chniquement, ces éruptions mercurielles? Sans vous les décrire, je vous les signalerai du moins à grands traits.
Dans leur type le plus commun, efles se présentent sous la forme à'érythèmes polymorphes desquamadfs. Mais elles sont éminemment variables et comme caractères objectifs et comme importance clinique, ce qui explique qu'on ait pu longtemps les méconnaître et les confondre avec des éruptions très diverses, telles que la scarlatine (méprise la plus habituelle en l'espèce), la rougeole, l'urticaire, l'eczéma, l'érythème polymorphe de Hébra, l'érysipèle, la variole au début, la dermatite exfoliatrice.
I. — Dans un type léger, l'éruption reste circonscrite, limitée à quelques départements de la peau (régions inguino-crurale et axillaire, région
1. Telle est, comme exemple, une curieuse observation d'Engelmann relative à un malade qui fut pris d'un exanthème mercuriel pour avoir respiré les vapeurs de Serpents de Pharaon (sulfocyanure de mercure).