ACTION CURATIVE DU
MERCURE
malades, comparez leur état actuel à l'état où ils étaient lors de votre première visite, et, je vous l'affirme, vous serez édifiés.
La curation des accidents syphilitiques par le mercure est un fait d'observation journalière, un fait qui s'impose aux plus incrédules, aux plus sceptiques. C'est là une vérité éclatante comme la lumière du jour, une vérité qui ne saurait être méconnue que par les aveugles ou par ces a pires aveugles » du texte sacré qui ont des yeux pour ne pas voir.
« Illusion! a-t-on dit. Ce dont on ftiit honneur au mercure n'est qu'un effet du temps et de l'évolution morbide. Les symptômes syphilitiques ne sont pas continus, permanents, éternels. Ils guérissent sponte suâ^ et le mercure ne fait qu'assister en témoin à leur guérison, sans y prendre part, sans y jouer un rôle effectif. »
Certes, répondrons-nous, il est des accidents syphilitiques qui guérissent sans qu'on les traite. Cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais tous les accidents de la syphihs guérissent-ils ainsi? Guérissent-ils ainsi, par exemple, ceux (en si grand nombre) qui se terminent par une sclérose, une mutilation, une destruction locale? Guérissent-ils ainsi ceux qui conduisent les malades sur nos tables d'amphithéâtre?
Il faut se rendre à l'évidence, et l'évidence qui ressort actuellement d'une longue expérience de la syphilis, qui est acceptée par l'universalité des
TnAITEME^T DE LA SYPHILIS.
praticiens (à cela près de quelques rarissimes el inexplicables excepLions), la voici :
C'est, d'abord, que les accidents syphilitiques qui peuvent guérir seuls sont notabiemenl abrèges dans leur évolution par k mercure. Exemple : Une sypbilide papulo-squameuse d'intensité moyenne mettra des mois à disparaître sponte sud. Elle s'elFacera en trois semaines, quinze jours peut-être, sous l'influence du mercure.
II- — C'est, en second lieu, que nombre d'accidents syphilitiques, au lieu de guérir sponte sud, tendent sponte sud à se terminer par des destruclions d'organes et même assez fréquemment par la mort; — et que les accidents de cet ordre guérissent, non pas toujours certes, mais habituellement, sous l'influence et par le secours bienfaisant du mercure.
Quel est le médecin qui, grâce au mercure, n'a pas préservé d'une sclérose, c'est-à-dire d'une mort . fonctionnelle, un testicule affecté de sarcocèle spécifique ?
Quel est le médecin qui, grâce au mercure, n'a pas sauvé la vie à un malade en imminence de syphilis cérébrale?
Quel est le médecin qui, grâce au mercure, n'a pas arraché à la mort un petit enfant hérédo-syphilitique, dont la fragile existence était plus que gravement menacée?
Les faits de cet ordre sont si nombreux, si au-