I, MÉTHODE DES FRICTIONS MEECURIELLES
C'est la plus ancienne de toutes les méthodes d'administration du mercure. C'est elle qui fournit un premier et très utile secours, au xv^ siècle, contre les ravages de ce qu'on appelait l'épidémie nouvelle, le mal napolitain, le mal français. C'est elle qui excita bientôt un enthousiasme dont font naïvement foi les écrits des plus vieux auteurs et qui même fut chantée sur le ton épique par Fracastor. Mais c'est elle aussi qui, mal dirigée ou plutôt non dirigée, administrée sans règles et d'une façon excessive, aboutit à produire ces désordres, ces accidents, ces stomatites effroyables qui ne tardèrent pas à mettre le mercure en exécration et à lui constituer un renom sinistre. Si bien qu'à