MÉTHODE DES FRICTIONS MERCURIELLES
l'origine même de ce traitement une réaction des plus violentes commença à se déchaîner contre lui. « Fuyez comme la peste, s'écriait l'évêquemédecin Gaspard Torrella en 1/197, ces onguents meurtriers des charlatans qui déjà ont fait tant de victimes! Ce sont eux qui ont tué le cardinal de Ségorbe. Alphonse Borgia et son frère ne doivent qu'à ces onguents leur mort prématurée... Laissez de tels remèdes aux charlatans, qui, s'ils échappent à un juste châtiment sur cette terre, le trouveront dans l'éternité ! etc. ' » Ulrich de Hutten, qui avait a passé onze fois par les onguents », a retracé les horreurs de ce traitement, « le pire de tous », dans un tableau resté célèbre*. — Rabelais félicitait son « Gargantua » d'avoir servi de récréation et d'allégement aux souffrances « des pauvres verollez, bien oingtz et engressez a poinct, à qui les dents tressaillent comme les marchettes d'un clavier d'orgues ou despinette quand on joue dessus, etc. S).
Gardez-vous de croire. Messieurs, qu'il y ait autre chose qu'une analogie de principe entre ce vieux traitement des siècles passés et ce que nous appelons aujourd'hui le traitement par les frictions. Pour vous en convaincre, une digression va m'étre nécessaire, mais l'intérêt historique qu'elle comporte lui servira d'excuse.