‹ Traitement de la syphilisChapitre 65 sur 92 · V. Union médicale^ i885, t. XXXIX, p · texte numérisé non relu

V. Union médicale^ i885, t. XXXIX, p

2. Observation de Lawne-Adair. - V. l'cxccllc.ue ilièse de M El.sabelh Bradlcj {Viodisme^ Paris, 1887), où l'on trouvera consignes plusieurs faits de cet ordre. Je ne saurais assez recommander la lecture de cette remarquable monographie.

bien portant. On lui prescrit une faible dose d'iodure, un gramme par jour. A peine a-t-il aljsorbé la moitié (environ) de cette dose qu'il est pris soudain d'accidents formidables d'iodisme : coryza, gonflement des yeux, gonflement de la gorge, aphonie, symptômes d'œdème de la glotte, imminence d'asphyxie, et tout cela en quelques heures; puis asphyxie devenant rapidement menaçante, au point qu'on fut forcé d'intervenir par la trachéotomie. « Sans la trachéotomie, ce malade serait sûrement mort », nous disait notre maître.

De même en d'autres cas, comme ceux qui ont été relatés par Huchard, Fenwick, etc., des accidents de même ordre nécessitèrent d'urgence la trachéotomie.

Et la mort a-t-elle été observée comme terminaison de cette scène ? Certes oui, et plusieurs fois. Exemple le cas suivant dû au D'Lawrie Adair et se résumant en ceci : Une jeune femme de 3o ans , syphilitique, est soumise au traitement ioduré. Le lendemain, elle est prise de mal de gorge. La nuit du surlendemain, elle est alfectée tout à coup d'une dyspnée aiguë avec enrouement. Les accidents augmentent d'une telle façon qu'on se décide presque, vers onze heures du matin, à la trachéotomie. Mais une légère et malheureuse rémission se produit, et l'on diffère l'opération. A trois heures, la malade succombe subitement ^

Page 1