‹ Traitement de la syphilisChapitre 70 sur 92 · MERCURE DANS LA PÉRIODE TERTIAIRE · texte numérisé non relu

MERCURE DANS LA PÉRIODE TERTIAIRE

d'accideiils (passez-moi le mot), il n'est pas au même degré un « guérisseur » de la syphilis. Il « laisse revenir », comme on dit en langage familier ; il laisse se reproduire des accidents à la suite de ceux dont il a fait justice.

Eh bien, des récidives de ce genre ne s'observent pas — du moins avec la même fréquence — à la suite de traitements mercuriels intervenant au cours de la période tertiaire.

Je ne dis pas, certes, que le mercure prévient à coup sûr et toujours les récidives, car j'ai appris par expérience que les récidives peuvent se produire en dépit de toute espèce de traitement. Mais j'affirme — et je parle preuves en mains — qu'elles se produisent bien plus rarement cà la suite du traitement mercuriel qu'à la suite du traitement ioduré.

Je vous le répète, messieurs, et ceci est capital, et ceci, je voudrais le graver en vos souvenirs : En tant que médication préventive, il est bien plus de confiance à accorder au mercure qu'à Viodure. Très certainement le mercure se rapproche bien plus que l'iodure d'un remède idéal servant d'antidote au poison syphilitique. Il neutralise plus efficacement, plus complètement, ce poison, si je puis ainsi parler. Il exerce en tout cas sur la maladie une action plus profonde et plus durable que ne le fait l'iodure. Il guérit mieux, au sens précis du mot. Il sauvegarde plus sûrement l'avenir.

TIIAITEMENT DE l.A. SYPHILIS.

S'il fallait que quelque jour l'un de ces deux remèdes vînt à disparaître (pardonnez-moi l'absurdité de l'hypothèse), je me consolerais bien plus facilement de la perte de l'iodure que de celle du mercure; car, ce dernier me restant, je serais bien plus sûr avec lui qu'avec l'iodure de venir à bout finalement de la syphilis.

Une application pratique ressort de ce que je viens de dire. C'est que, toujours^ la guérison d'un accident tertiaire doit être suivie d'un traitement mercuriel^ en vue de conjurer des récidives et de sauvegarder l'avenir.

Voici, je suppose, un malade qui vient d'être traité et guéri d'une manifestation tertiaire quelconque. Je dis que, dans ces conditions, il y a nécessité à soumettre ce malade à l'influence mercurielle, et cela par une série de cures intermittentes. A cette condition, des récidives pourront être évitées, conjurées, pour l'avenir. Tandis que, si vous vous bornez, après guérison de l'accident actuel, à mettre en œuvre le traitement ioduré pur et simple, vous laissez votre malade bien autrement exposé à des retours offensifs de la diathèse.

Tel est du moins le résultat qui, dans mes recherches sur les causes du tertiarisme, m'a paru ressortir d'un grand nombre d'observations. Ces observations, je ne saurais les produire ici, parce qu'un long défdé de faits particuliers n'a jamais

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