‹ Traitement de la syphilisChapitre 84 sur 92 · Voy. A. Fournier, La syphilis du cerveau^ i^tq · texte numérisé non relu

Voy. A. Fournier, La syphilis du cerveau^ i^tq

2. Voy. A. Fournie!', De l'ataxie locomotrice tTorigiiie sj'phililique,

Un médecin contracle la syphilis professionnellement. C'était non seulement un grand travailleur, un clierclieur, un studieux par excellence, mais c'était aussi un de ces hommes à cerveau toujours occupé, tendu, assidûment en état d'effort, d'enfantement. « Vous verrez, m'a-t-il dit bien des fois, que ma syphilis se portera quelque jour sur mon cerveau et que c'est par mon cerveau que, grâce à elle, je finirai. » Et de point en point sa prophétie se réalisa .

Eh bien, s'il en est ainsi, je demande — à ne parler pour l'instant que du système nerveux — si la thérapeutique usuelle de la syphilis, telle que nous la voyons couramment instituée, tient un compte suffisant des dangers auxquels se trouve spécialement exposé ce système de par l'infection syphilitique.

Pour préciser, je demande si, dans l'état actuel des choses, l'ordonnance qui, je suppose, sera délivrée par l'un de nous à un sujet syphilitique que ses aptitudes morbides constituent à l'état de prédestine aux éventualités nerveuses du tertiarisme, diflPère notablement, diflere môme en quoi que ce soit le plus souvent de l'ordonnance que nous remettrons à un autre syphilitique heureusement indemne des mêmes prédispositions.

Poser cette question, c'est presque y faire du même coup la seule réponse qu'elle puisse recevoir.

N'est-il donc pas d'indications spéciales à rem-

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