‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 102 sur 610 · BAINS DE SUBLIMÉ · texte numérisé non relu

BAINS DE SUBLIMÉ

I. Les bains hydrargyriques ne constituent pas à proprement parler une méthode thérapeutique. A eux seuls ils seraient insuffisants contre l'infection générale et la dyscrasie. C'est donc surtout à titre de médication externe et topique qu'on y a recours. Ils trouvent leur indication dans toutes les formes sèches et exanthématiques des syphilodermies, c'est-à-dire dans toutes les variétés de la roséole et des éruptions papuleuses.

Le seul bain hydrargyrique qu'on recommande, c'est celui de sublimé. On le prend dans une baignoire en bois ou émaillée. Il s'obtient en versant dans l'eau ordinaire du bain de 10 à 30 grammes de sublimé, dissous préalablement dans un mélange de 100 grammes d'eau et de 100 grammes d'alcool.

Voici quelle est la formule des bains de sublimé qu'on trouve dans la pharmacopée des hôpitaux de Paris :

% Bichlorure de mercure / nn „

* Chlorhydrate d'ammoniaque. . . . ( aa 20 Srammes-

Eau distillée 200 —

A ajouter à l'eau du bain.

On donne un ou deux de ces bains chaque semaine, ou même un tous les deux jours. Il faut s'en abstenir lorsque les syphilides sont érosives et ulcéreuses, ou qu'il existe sur la surface cutanée des solutions de continuité accidentelles.

Les bains de sublimé sont plus fréquemment employés dans la syphilis infantile que dans celle des adultes. On y met trois ou quatre fois moins de sel mercuriel.

On a la faculté d'élever ou d'abaisser la dose du sublimé suivant l'âge et les indications. On l'a portée quelquefois jusqu'à 30, 40 et 60 grammes. Ces deux dernières doses, et surtout la dernière, sont très exagérées.

II. Si la balnéation mercurielle reste trop souvent inefficace, il y a des cas où elle blanchit rapidement la peau atteinte d'éruptions érythémateuscs syphilitiques. J'ai observé ce résultat dans des roséoles ou des papulodermies superficielles qui tardaient à se résoudre et à s'effacer. Le bain de sublimé achève alors promptement la guérison commencée par le traitement interne.

-M. Hutchinson a vu disparaître, comme par magie, sous l'influence de bains mercuriels, une syphilidc papulo-squamcuse généralisée. Je n'ai jamais été témoin de résultats aussi extraordinaires.

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