DÉBUTS DU TRAITEMENT DE LA SYI'HILIS
affections vénériennes, la blennorrhagie et le chancre mou? Les voyaiton naître, celles-là, sans l'intervention de l'acte génital? Aussi loin qu'on pouvait pénétrer dans le passé de l'humanité, elles apparaissaient toutes les deux chez tous les peuples, et elles avaient constitué jusqu'au seizième siècle le domaine entier des maladies vénériennes.
Eh bien, la syphilis ne tarda pas à les absorber, ou plutôt les médecins ne surent pas maintenir leur indépendance. Ce fut d'abord le chancre simple et le bubon chancreux qui lui furent annexés (Opusculum de Georges Vella, Nicolas Massa, 1530); puis vint le tour de la blennorrhagie. Brassavole l'engloba dans la grande diathèse pour en faire un symptôme du mal français. Dès lors, jusqu'en 1700 et plus tard, l'histoire des maladies vénériennes ne fit aucun progrès comme pathologie.
Les grands cliniciens, Van Swieten, Boerhaave, Sydenham, concentrèrent leurs efforts sur la thérapeutique, et quelques-unes de leurs formules sont encore aujourd'hui fréquemment employées. Nous voici à l'époque des pursmercurialistes tels que Musitano, Sydenham, Thierry de Héry, Nicolas de Bligny, Lieutaud, Fabre, Gervais TJçay, Astruc, etc., etc.
Mais laissons là ces préliminaires, pour étudier l'histoire du traitement de la syphilis depuis la fin du quinzième siècle jusqu'à nos jours.