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SUR LES INJECTIONS HYPODERMIQUES DE CALOMEL

de 20 centigrammes de calomel, il y avait du mercure dans l'urine. La quantité augmente ensuite les jours suivants, etatteint son maximum du 3e au 5e jour. — Les injections ultérieures n'occasionnent pas de modification dans l'élimination, mais elles la prolongent.

Chez une malade à laquelle on avait fait, deux fois, quatre injections de 1 centigramme de calomel chacune, à un intervalle de trois mois, on retrouva encore, au bout de dix mois, du mercure dans l'urine. N'est-ce pas une preuve que les injections de calomel maintiennent pendant fort longtemps l'organisme sous l'influence du mercure ?

Il résulterait des recherches de M. Landsberg que le nombre des injections prolonge la durée du séjour du mercure dans le corps, sans augmenter la quantité de son élimination. Il en conclut que ce fait détruit l'objection théorique qui attribue aux injections de calomel une aptitude plus grande que celle des autres méthodes à produire la salivation mercurielle grave.

En résumé, disent MM. Kopp et Chotzen, on peut recommander l'emploi des injections de calomel comme ayant la même valeur que les frictions mercurielles. Ces injections représentent toutefois un traitement plus agréable, plus sûr et meilleur marché.

III. M. Watraszewski a eu recours, lui aussi, contre Ja syphilis, au procédé de Scarenzio, mais en employant la formule suivante indiquée par Smirnoff :

Calomel 10 grammes.

Gomme arabique S —

Eau 100 —

soit 10 centigrammes de calomel pour une seringue de Pravaz.

Résultats très encourageants, d'après M. Watraszewski. Les injections de calomel, faites à un intervalle de une ou deux semaines et au nombre de 3 à 6, donneraient les mêmes effets curatifs contre les accidents syphilitiques que 20, 30 frictions et même plus. Dosage exact, peu de temps, peu de frais, propreté pour la peau et le linge. Inconvénients : parfois violentes douleurs au niveau de la piqûre, avec tuméfaction et infiltration douloureuse de la région. Parfois aussi, réaction générale avec lièvre, diarrhée, inappétence, insomnie, affaissement des forces. L'auteur ne croit pas, comme Neisser, que les injections île calomel provoquenl la salivation plus que d'autres méthodes de traitement.

IV. Si la méthode de Scarenzio n'a pas obtenu grande faveur en France, elle y a trouvé un ardent défenseur chez M. le docteur Jullien. Voici ce qu'il en a dit dans un mémoire fort intéressant sur le Diagnostic rapide de la syphilis dans la détermination des

indications opératoires :

Mauriac. • ' '

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