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CHOIX DES RÉGIONS TOLÉRANTES

EDent dit, qu'il y suscite moins de réaction inflammatoire, qu'il s \ élabore et s'y résorbe mieux.

e. Le choix de la région à injecter est très important, car la tolérance est loin d'être la même pour toutes les parties du corps. Très grande au dos et surtout aux fesses, elle est très faible sur les membres, principalement sur les bras, où les injections sont suivies de douleurs fixes et irradiantes, d'engourdissement ou d'hyperesthésie, etc.

Les sièges d'élection, pour la méthode hypodermique, sont Yensellure lombaire sur l'un ou l'autre côté de la colonne vertébrale, ou mieux encore la région fessière.

Cette dernière a le privilège peu enviable d'être maintenant presque toujours choisie pour les injections de sels insolubles. M. Smirnoff préfère à tous les autres points la région rétrotrochantérienne [point de Smirnoff).

D'après M. Galliot, l'endroit précis où la douleur et la réaction inflammatoire donneraient leur minimum, serait à l'intersection d'une ligne horizontale passant à deux travers de doigt au-dessus du grand trochanter et d'une ligne verticale séparant le tiers interne de la fesse de ses deux tiers externes. Il n'y a là, en effet, ni vaisseaux ni nerfs importants.

Quelques praticiens préfèrent le point de Smirnoff au point de Galliot, parce que, à ce niveau, dans n'importe quelle attitude, il n'y a pas de pression à craindre. Ils font donc la piqûre derrière le bord postérieur du grand trochanter, dans la dépression verticale qui s'étend sur toute sa longueur.

Quant à moi, sans avoir aucune prédilection marquée pour l'un ou l'autre de ces points, je choisis ordinairement celui de Galliot, parce qu'il y a plus d'épaisseur pour enfoncer librement la canule dans les tissus musculaires, et qu'il offre plus de garantie conliv les inconvénients de rencontrer et de blesser des vaisseaux ou des nerfs.

f. On a conseillé, pour s'assurer que les veines n'uni pas été ouvertes par la pointe de la canule, de faire L'opération en deux temps : de n'enfoncer d'abord que l'aiguille, pour voir s'il ne sort pas de sang, et d'ajuster ensuite la seringue pour lancer l'injection, s'il n'y a pas de gouttes sanguines faisant craindre qu'une veine ait été ouverte. L'introduction du liquide de l'injection dans les veines pourrait donner lieu à des embolies.

g. On poussera ce liquide très lentement, pour ne pas distendre

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