‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 159 sur 610 · ABSORPTION DU MERCURE PAR LA PEAU · texte numérisé non relu

ABSORPTION DU MERCURE PAR LA PEAU

1° Les flanelles mercurielles entourées de coulil répandent-elles réellement «les valeurs?

2° EsL-il vrai que les malades absorbent, des vapeurs mercurielles?

3° Retrouve-t-on du mercure dans les sécrétions des malades qui ont été soumis à l'action des flanelles mercurielles?

Réponse affirmative à ces trois questions. M. Vigier a trouvé du mercure : 1° dans les urines de sujets syphilitiques soumis au traitement; 2° dans celles d'individus bien portants qui, bénévolement, se sont soumis à ce traitement. Chez tous, les urines prises au réveil, c'est-à-dire après sept ou huit heures de respiration des vapeurs mercurielles, ont manifestement donné la réaction du mercure. À la suite de l'analyse des urines et des excréments, à la suite d'épreuves faites sur lui-même, pendant près de quatre mois, M. Merget a trouvé que l'élimination quotidienne du mercure s'élevait à 6, 8 et même 9 milligrammes. 11 est douteux, dit-il, qu'avec les 15 milligrammes de mercure que renferme une pilule de protoiodure de 25 milligrammes, l'économie en assimile une pareille quantité.

Je ne suivrai pas M. Vigier clans la technique très compliquée de la question, au point de vue chimique. En voici les principaux résultats :

« Si la flanelle a 5 décimètres carrés (ce qui est la surface moyenne qu'on désire donner aux tissus mercurisés pour les besoins thérapeutiques), la dose de mercure répandu à l'état de vapeur dans l'atmosphère qui entoure le malade est de 75 milligrammes.

« Or il est absolument certain que toute la vapeur contenue dans l'air inspiré pénètre avec lui dans les poumons. Il n'est donc pas étonnant de trouver du mercure dans les urines dès la première nuit du traitement.

« Il est clair qu'on peut par cette méthode augmenter autant qu'on le voudra la dose de vapeur mercurielle mise à la disposition d'un malade; il suffira d'augmenter la surface de la flanelle, de la mesurer et de multiplier le nombre de décimètres carrés par 15 millimètres, 60 pour connaître le poids de mercure évaporé en une nuit. »

III. En 1888, M. Rémond fit, à Nancy, des expériences physiologiques et thérapeutiques sur l'absorption du mercure par les poumons et par la peau, qui prouvèrent que, contrairement à la théorie de M. Merget, l'absorption du mercure se fail aussi par la peau. Seulement elle est moins rapide et moins efficace que par les poumons '.

1. Des précautions avant été prises pour empêcher l'absorption pulmonaire pendant le traitement par les frictions, M. Rémond constata que /'/ penu ù elle seule peut servir de voie d'entrée un mercure. Conclusions : « Le poumon et la peau constituent tous deux, indépendamment l'un de l'autre, un appareil d'absorption pour le mercure; — la voie pulmonaire est la plus rapide; — le mercure s'élimine par doses graduellement ascendantes; — l'élimination semble tomber rapidement à un chiffre qui ne serait que l'expression d'une dose pour ainsi dire résiduelle et non thérapeutique ; — l'élimination des

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