‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 184 sur 610 · FORMES MALIGNES DE LA STOMATITE · texte numérisé non relu

FORMES MALIGNES DE LA STOMATITE

qu'elles sont fort exceptionnelles? Sans doute par une détermination très circonscrite de l'inflammation sut- les nerfs dentaires et une immunité singulière du périoste alvéolaire et des gencives.

3e Degré. — Le troisième degré de la stomatite mcrcurielle est constitué par une inflammation beaucoup plus vive, plus étendue et plus profonde de la cavité buccale. On y trouve les mêmes symptômes que dans le degré moyen, mais agrandis, grossis, exaspérés et avec une tendance à la malignité, c'est-à-dire à la destruction plus ou moins rapide des parties atteintes par un processus gangreneux.

Ainsi , au lieu de ces couclies pultacées qui recouvrent les érosions superficielles des joues, de la langue, des gencives, il y a de véritables plaques de sphacèle, au-dessous desquelles la muqueuse est rongée dans toute son épaisseur. Le tissu cellulaire lui-même est attaqué. Il en résulte d'effroyables pertes de substance, qui ne sont pas dangereuses seulement par elles-mêmes, mais qui le deviennent surtout ultérieurement pendant la période de leur cicatrisation.

Il se forme, en effet, à cette époque, des rétractions par brides cicatricielles, des adhérences vicieuses qui unissent les joues aux gencives, des déformations des lèvres, etc., qui peuvent arriver à un degré tel que la bouche ne s'ouvre plus que difficilement. Il semble même que le processus gagne quelquefois l'articulation temporo-maxillairc et y produit une grave ankylose.

Au plus fort de ces hydrargyries buccales malignes, les symptômes atteignent une violence extraordinaire. Ils prédominent d'abord dans leurs trois foyers principaux. Mais bientôt ils se généralisent tellement qu'on ne distingue plus leurs points do départ. Les gencives sont ramollies, fongueuses, saignantes et décollées au point que le déchaussement des dents devient aussi prononcé que dans le scorbut. La salivation est ordinairement excessive. Les anciens autours ont noté qu'ils pouvaient obtenir ainsi, pour le plus grand bien du malade, jusqu'à 8, 10 et même 12 litres de salive dans les vingt-quatre heures. Pour quelques-uns, c'était une question d'amour-propre et de triomphe thérapeutique.

L'odeur de l'haleine, si infecLc dans toutes les stomatites hydrafgyriques, le devient encore plus dans ce degré, parce que, outre sa fétidité spéciale, il y a aussi l'odeur gangreneuse.

La langue est tou jours atteinte ; elle l'est beaucoup plus que dans le degré moyen. Quelquefois Lise produit une glossite Formidable

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