MÉDICATION ADJUVANTE ET ÉLIMINATION CURATIVE
superficiellement et sans trop appuyer, tous les jours, ou mieux tous les deux joui s.
M. Diday préconise beaucoup l'acide chlorhydrique. Il promène pendant 8 à 10 secondes sur les ulcérations une petite boulette de charpie imbibée de cet acide. La douleur est excessivement vive, mais elle se calme au bout de 2 ou 3 minutes. On toucbe de nouveau les plaies jusqu'à ce que le bourdonnet caustique n'y détermine plus aucune souffrance. L'acide chromique a été aussi conseillé.
La théorie microbienne de la stomatite mercurielle a suggéré à plusieurs médecins, M. Galippe en France, M. de Renzi et d'autres en Italie, une pratique paradoxale, puisqu'elle consiste à employer localement le mercure pour guérir le mal qu'il a fait. Us conseillent des lotions et des badigeonnages avec de la liqueur de Van Swieten étendue de trois quarts d'eau. Je ne partage pas cette manière de voir. J'ai toujours interdit le sublimé dans les gargarismes de la bouche et de la gorge. Outre que son action est plutôt irritante que thérapeutique, il a le grand inconvénient de noircir les dents.
Les limonades sulfuriques et citriques ont été très vantées autrefois et elles méritent en partie leur réputation. J'en dirai autant du lait; c'est même la boisson qu'il faut expressément recommander. J'en fais prendre au moins un litre par jour aux malades atteints de salivation.
Moyens adjuvants. — Purgations légères de temps en temps, surtout si les intestins sont resserrés. Nourriture substantielle sous forme liquide ou demi-liquide. Poudre de Dower, le soir, à la dose de 30 à 50 centigrammes, pour faire dormir et provoquer la diaphorèse. Bains de pieds vinaigrés et sinapisés, etc.
Avec les précautions qu'on prend aujourd'hui pour administrer le mercure, il est rare que la stomatite devienne très forte. La plupart du temps, elle se borne à une irritation superficielle des gencives. Si on pouvait la maintenir dans cette limite, elle serai! presque toujours désirable, car elle est l'indice d'un degré convenable de saturation, et elle est le meilleur thermomètre de l'action du mercure sur l'économie.
Faut-il donner de l'iodurc de potassium pour faciliter et activer l'élimination très lente du mercure qui s'est emmagasiné dans l'économie? Je n'y vois aucun inconvénient. Sans accorder aux vues théoriques sur cette question un crédit exagéré, on peut se laisser guider par elles, d'autant plus que l'iodure de potassium est sou-