‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 205 sur 610 · DU MERCURE 1>AR LES URIN'ES · texte numérisé non relu

DU MERCURE 1>AR LES URIN'ES

Les graphiques d'Oberliinder ont trait à l'élimination après le traitement. La courbe d'élimination consécutive ne se terminerait pas par lysis, mais par une série d'exacerbations et de rémissions que Neha avait observées pendant le traitement. Pour Michaëlowsky et Souchow, la courbe d'élimination consécutive est toujours régulièrement descendante, sans interruption, ni oscillation. Antérieurement, Schuster avait trouvé une courbe terminée en lysis pour l'élimination consécutive du mercure par les matières fécales.

Quand on compare les courbes de l'élimination consécutive à celles de l'élimination pendant la cure mercurielle, on trouve que l'organisme absorbe plus aisément et plus vite l'hydrargyre qu'il ne s'en débarrasse. Après les injections sous-cutanées, comme après les frictions, et quand on les a cessées, la quantité de mercure éliminée par les urines se maintient pendant une ou deux semaines à la même hauteur que le dernier jour du traitement; puis elle commence à diminuer graduellement avec lenteur (Souchow). Chez trois syphilitiques, Oberliïnder a vu l'élimination consécutive osciller entre un et six mois. Welander, Neha ont trouvé du mercure dans les urines, de cinq mois à un an après la fin de la cure. Michaëlowsky a découvert des traces de mercure clans les urines huit mois après un traitement par 20 frictions d'onguent mercuriel double de 2 grammes chacune.

J'ai parlé plus haut des belles recherches de MM. Brasse et Wirth (p. 253). Je n'y reviendrai pas.

Quelles conséquences pratiques peut-on tirer de ce qui précède ? C'est qu'il conviendrait de suspendre le traitement hydrargyrique si la quantité de mercure éliminée par les urines atteignait et, à plus forte raison, dépassait la moyenne la plus élevée d'élimination pendant l'hydrargyrisation thérapeutique. « Il n'y a plus à compter, en effet, disent avec raison M. Balzer et M"c Klumpke, sur une polyurie compensatrice, ni sur la suppléance par les autres voies d'élimination. On s'est basé jusqu'ici pour régler le traitement sur deux constatations : 1° l'effet thérapeutique, la disparition des manifestations de la syphilis. Certes cette base est excellente, mais, clans les cas rebelles au traitement, il peut arriver que les doses de tolérance soient dépassées sans résultat utile ; — 2° l'effet dit physiologique, polyurie, salivation, diarrhée. Mais ces phénomènes, en réalité, sont souvent pathologiques et ne peuvent servir de guide au traitement. La salivation chez les personnes prédisposées survient souvent de bonne heure, bien avant qu'un effet thérapeutique sérieux soit obtenu. Si, au contraire, il s'agit d'un malade qui tolère très bien le mercure, il faudra arriver à des doses parfois énormes avant d'obtenir la. salivation, et cela peut-être sans effets réellement utiles. »

HT. Diurèse hydrargyrique. — Paracelse avait dit que les mercuriaux augmentaient la sécrétion urinaire . Franck, Stokes, Corradi les employaient contre les hydropisies d'origine cardiaque. Mais ces essais avaient été timides. Il y a quelques années, M. Jendrassik (de Budapest) vit disparaître rapidement une hydropisie chez un cardiaque syphilitique traité par le mercure. De là lui vint l'idée d'employer ce

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