‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 206 sur 610 · RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR L'EXISTENCE, LUS DEGRÉS · texte numérisé non relu

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR L'EXISTENCE, LUS DEGRÉS

métal chez les hydropiques non syphilitiques. Chez 7 cardiaques avec anasarque, il constata que 60 ou 8U centigrammes de calomel, en trois ou quatre doses quotidiennes, provoquaient de la polyurië et une disparition plus ou moins rapide de l'œdème, ce que n'avaient pu l'aire la digitale et autres diurétiques.

MM. Stiller, Rosenheim, Meyjes, Terray et Biro (de Budapest), etc., firent des recherches chimiques dans le même sens, et constatèrent que le calomel provoquait de la diurèse, dans la grande majorité des cas, vers le 4e ou le 5e jour de son administration, sans modifications du pouls, mais le plus souvent avec un peu de stomatite.

M. Bieganski expérimenta différentes préparations mercurielles et il obtint les résultats suivants : 1° il y a d'abord de l'oligurie; 2° la diurèse s'établit ensuite, surtout si le mercure a été injecté sous la peau ; 3° l'effet diurétique est moins sûr et moins prononcé dans laméthode stomacale, et plus faible encore avec les frictions; 4° c'est la Quantité du mercure introduit dans l'organisme qui joue le plus grand rôle.

D'après M. Stintzing, les accidents mercuriels, tels que la salivation, etc., sont d'autant plus à craindre et d'autant plus prononcés, quand ils surviennent, que l'effet diurétique par les mercuriaux a été moindre. Et, comme cet effet diurétique est toujours beaucoup plus grand dans les hydropisies cardiaques que dans les hydropisies rénales, on ne doit recourir aux préparations mercurielles que dans les premières. Dans les secondes, le calomel est dangereux (Snyers).

Il est incontestable que, dans un grand nombre de circonstances, l'administration des mercuriaux augmente la sécrétion de l'urine. Par quel mécanisme? Je n'exposerai pas toutes les explications qui en ont été données. Je crois, comme MM. Bieganski, Stintzing, Rosenheim, que la diurèse hydrargyrique est surtout un acte rénal et qu'elle provient d'une influence élective du mercure sur l'épithélium des reins. La preuve expérimentale en a été faite par M. Rosenheim, sur les reins de chiens, enlevés très rapidement et injectés avec du sang délibriné et additionné de la préparation mercurielle qu'on voulait expérimenter, etc. C'est le dispositif employé par C. Ludwig et ses élèves. Par cette méthode, M. Rosenheim s'est convaincu que de petites doses de mercure injectées dans l'artère rénale du rein, placé dans un appareil particulier et maintenu à la température du corps, n'augmentent pas la production d'urine et ne modifient pas la circulation rénale. Au contraire, une forte dose de mercure amène une accélération du cours du sang et détermine un écoulement d'urine relativement copieux : au lieu de 2 gouttes en cinq minutes, on a 35 gouttes dans le même espace de temps. Mais cette diurèse est temporaire, car dix minutes plus tard le rein est épuisé.

M. Silva et M. Lépine, se fondant sur ce fait positif que la diurèse hydrargyrique est beaucoup plus prononcée chez le malade hydropique que chez l'homme sain, croient à une action vnscnlairc des mercuriaux, car il est inadmissible que L'épithélium rénal soit plus excitable chez le cardiaque qu'à l'état sain. Le mercure dilaterait chez l'homme les vais- Beaux rénaux (Silva). Son action vasculaire ne se bornerait pas aux reins:

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