OEDÈME DU LA GLOTTE
V. Celle hyperplasie œdémaleuse cause quelquefois des accidents d'une extrême gravité, puisqu'ils peuvent entraîner la mort, lorsque la laryngite iodique superficielle des voies respiratoires gagne le tissu sous-muqueux et produit un œdème iodique de la gloltc. et un œdème broncho-pulmonaire. M. Huchard perdit un malade dont toutes les voies respiratoires avaient été violemment œdématiées par l'administration de l'iodure de potassium. On constata pendant la vie deux bourrelets dans la région aryténoïdienne, et, à l'autopsie, on trouva, outre l'œdème de l'épiglotte, de la partie supérieure du larynx et des cordes vocales, une congestion aiguë des deux poumons
Les symptômes de l'iodisme suraigu laryngo-pulmonairc sont l'inspiration pénible, anxieuse, longue et bruyante, l'angoisse respiratoire, l'orthopnée, la toux spasmodique, l'enrouement et l'extinction de la voix et des crises d'asphyxie qui rendent urgente l'opération de la trachéotomie pour peu qu'elles se prolongent ou se multiplient. Ricord fut obligé de la pratiquer chez un de ses malades de l'hôpital du Midi, qui n'avait pris cependant que la moitié d'une faible dose d'iodure qu'on lui avait prescrite : en quelques heures l'hyperémie œdémateuse suraiguë de toutes les voies respiratoires aboutit à une asphyxie qui l'aurait emporté sans l'opération 2.
Heureusement que des éventualités aussi redoutables sont tout à fait exceptionnelles. Comparez-en l'extrême rareté aux millions de cas où l'iodure de potassium est inoffensif. Qui oserait le prescrire si l'imminence de pareils dangers était seulement probable? Aurait-il, sans cela, acquis et conservé la réputation d'un remède
base de ce dernier organe, qu'un éminent chirurgien crut qu'il s'agissait d'un cancer de la langue et qu'il n'y avait d'autre salut que dans son extirpation. « Cet état inflammatoire de la gorge et de la bouche par abus de l'iodure de potassium, particulièrement lorsqu'il est donné à hautes doses et longtemps, est loin d'être rare, dit le célèbre syphiliographe de New-York. Les médecins non spécialistes n'en devinent pas la cause, et il est fort souvent, pour les malades et pour eux, une grande source d'embarras et d'ennui. »
1. L'iodisme (Paris, 1887), par M"" Elisabeth Bradlcy, excellente thèse où ce fait est relaté avec d'autres semblables.
2. Des cas analogues ont été rapportés par Huchard, Fenwich, etc. — Un des plus impressionnants est celui que le Dr Lawrie Adair a publié dans Lond. Mcd. Gaz., 1840. Une jeune femme syphilitique, âgée de 30 ans, fut prise de mal de gorge le lendemain du jour où on lui donna l'iodure. Dans la nuit du surlendemain, enrouement et angoisse dyspnéique tellequ'on allait pratiquer la trachéotomie, si une légère rémission n'était survenue à 11 heures du malin. Mais la malade ne fut point sauvée parcelle rémission, car elle mourut subitement à 3 heures, dans la soirée.
TOXICITÉ DES DOSES FAIBLES D'iODURE. 289
aussi inoffensif que bienfaisant? Il faudrait avoir bien peu de chance pour tomber sur d'aussi étranges idiosyncrasies. Tout peut arriver cependant, et il n'en faut pas perdre de vue la possibilité.
Comment deviner ces étranges idiosyncrasies? C'est à peu près impossible. Si encore elles n'entraient en jeu qu'avec de fortes doses, on pourrait s'en garantir. Mais, je l'ai dit souvent et je le répète encore, les petites doses produisent des effets aussi toxiques et peut-être plus toxiques que les grandes; je l'ai constaté maintes fois pour les iodismes légers ou graves. En ce qui concerne les déterminations trachéo-broncho-pulmonaires, voyez ce que donnent les faits les plus authentiques. Chez un malade de Nélaton, la dose quotidienne de 1 gramme produisit un œdème de la glotte. Le malade de M. Huchard ne prenait que 25 centigrammes à 1 gramme, celui de Ricord 50 centigrammes d'iodure par jour. Dans un cas de Weist, œdème glottique après une seule dose de 50 centigrammes.
Nous retrouverons le même contraste entre la faiblesse des doses et la gravité des accidents dans toutes les déterminations de l'iodisme. Le fait est assez paradoxal en lui-même, sans qu'on l'exagère encore, comme font ceux qui disent qu'il vaudrait mieux donner l'iodure par tonneaux que par grammes, et que sa toxicité est en raison directe de l'abaissement des doses.
Voilà qui serait pour plaire aux homéopathes. Ces singularités de l'iodisme ne fournissent-elles pas, en effet, un argument spécieux à leur doctrine? Oui, mais il est dommage que ce soit le mauvais côté de l'iodure, c'est-à-dire sa toxicité, qui leur donne raison; tandis que son bon côlé, c'est-à-dire sa vertu thérapeutique, leur donne tort, puisque l'effet curatif est toujours en proportion croissante des doses. Avec 50 centigrammes d'iodure, par exemple, il est possible qu'on suscite des troubles considérables, mais à coup sûr on ne guérira aucune lésion syphilitique sérieuse; avec 3 ou 4 grammes au contraire et même plus donnés d'emblée, on évitera peut-être l'iodisme, et certainement on agira d'une façon énergique sur n'importe quelle syphilose.
VI. La peau est, comme les muqueuses, un tissu d'élection pour les méfaits de l'iodure. L'acné est le type éruptif le plus commun de l'iodisme. On l'observe aussi fréquemment que Je coryza et le larmoiement. Joignez-le à ces deux derniers, quand vous annoncez à votre malade les désagréments que lui causera l'iodure.
h'acné iodique est un petit bouton rouge, à base plus ou moins
Mauriac. ' 19
ÉRUPTIONS ACNÉIFORMES, FURONCULOIDES, PAPULO-PUSTULEUSES.
large, à sommet souvent pustuleux, dont tous les éléments constitutifs ressemblent à ceux de l'acné ordinaire pustuleux. Son volume varie de celui d'une tête d'épingle à celui d'un gros pois. Sa saillie est faible au début, et il paraît enfoncé dans les tissus où il forme une petite tumeur plus étendue que ne le ferait supposer son apparence extérieure.
Cette tumeur dermique ou hypodermique prend parfois des proportions très considérables et donne au bouton acnéiforme la physionomie d'un petit furoncle. Lapustulette du sommet, remplie d'un liquide jaunâtre qui se concrète en croûte, fait souvent défaut dans les cas légers. D'autres fois, au contraire, elle est très prononcée. Il se produit au-dessous une érosion et l'acné devient ulcéreux. Cette éruption est généralement discrète et se borne à 8 ou 10 boutons qui se développent en même temps, puis se dessèchent, se flétrissent et se résolvent en quelques jours. Puis d'autres les remplacent, en moins grand nombre, mais sans discontinuité dans leur germination successive pendant toute la durée du traitement.
Leur préférence pour le visage les fait maudire des malades dont ils ponctuent désagréablement le front, les tempes, les joues et le nez. Ils sont plus rares sur le cou, les membres et le tronc. J'en ai vu d'énormes clans le dos et sur les épaules.
Là aussi, comme pour les déterminations sur les muqueuses, l'idiosyncrasie est toute-puissante. Chez certains sujets, l'éruption acnéiforme est rudimentairc et n'arrive qu'avec peine à former un bouton proéminent; puis elle s'évanouit pour ne plus reparaître. Chez d'autres, au contraire, elle fleurit avec une exubérance déplorable et récidive à chaque reprise du traitement ou à chaque augmentation des doses. H y a des infortunés dont la figure, du jour au lendemain, est déformée par l'iodure.
Voyez ces traits grossis, cette peau marbrée de taches rouges, turgide et comme érysipélateuse; ces paupières gonflées par l'œdème, ces yeux rouges et larmoyants; ce nez tuméfié, violacé à narines érythémateuscs ; cette lèvre supérieure épaissie; ces gros boulons d'acné, papulo-pustuleux, furonculoïdes, qui prospèrent à souhait sur cette peau imbibée de sucs... Le tableau n'est pas toujours aussi complet ni d'une exécution aussi réussie; mais la plupart des touches qu'y met l'iodure sont d'un effel fort disgracieux. En faut-il plus pour le faire exécrer de ceux et surtout de celles qui ont le culte de leur figure? Et il ne s'agit pas seulement d'une question d'esthétique. Beaucoup de personnes reprochent à
BULLKUSES, ETC., PRODUITES PAR L'IODISME
l'iodure de les afficher et de les compromettre. Il est vrai qu'il est administré dans tant de circonstances qu'on peut supposer charitablement, et pour peu qu'on soit dépourvu de malice, qu'il s'agit d'une autre maladie que la syphilis.
Quelquefois l'intoxication cutanée iodique, au lieu de se traduire par une éruption papulo-pustuleuse acnéique, provoque des érythèmesà formes variées, des éruptions huileuses, du purpura ou des variétés anormales d'acné, comme l'acné anthracoïde géant. Quelle que soit la forme de l'éruption iodo-potassique, elle restera toujours la même chez le même malade, ce qui prouve bien que c'est presque autant l'individu que le médicament qui détermine la forme éruptive.
Telle est l'opinion de mon savant collègue et ami, M. le docteur E. Besnier1. Je ne saurais être aussi absolu, parce que, malgré la variété clans les résultats imprimée par l'idiosyncrasie, la formule symptomatique, pour chaque toxique, ne se modifie qu'exceptionnellement. Cette formule, pour l'iodure, c'est Vacné. Mais il y a des exceptions.
Chez un de mes malades qui présentait au plus haut degré l'intolérance de l'iodure, j'ai vu l'ingestion de ce médicament provoquer une sorte d'éruption kéloïde qui succéda à l'éruption iodique. C'étaient de véritables tumeurs saillantes de 1 centimètre, longues de 5 à 6 et larges de 3; elles étaient mollasses, ovalaircs, rosées et peu douloureuses. Leur durée fut très longue, malgré la cessation de l'iodure. Le cas d'anthracoïde rapporté par M. Besnier se rapproche du mien. La variété clans les manifestations cutanées a fait supposer à ce médecin que le mode pathogénique de l'intoxication devait varier, et que, si l'éruption était duc la plupart du temps à l'élimination de l'iodure par la peau et à l'irritation directe des points atteints, d'autres fois elle pouvait provenir d'un phénomène réflexe, dont le point de départ résiderait dans l'action du médicament sur le système nerveux d'une région intermédiaire aux centres trophiques, très probablement des premières voies digestives. Pour ma part, il ne m'a pas semblé, jusqu'à présent, qu'il en fût ainsi. Je n'ai jamais constaté le moindre rapport enlre l'impression du médicament sur les voies digestives, l'estomac en particulier, et son action sur le tégument. Comme argumenl de sa
L Voyez : Un cas d'éruption huileuse dur à Vïodure de potassium, un c<w d'éruption anthracoïde due au même agent, par Ernest Mesmer (Annales de dermatologie, t. III, p. 168).
PSEUDO-GOMMES, Ûl'ISTAXIS,
thèse, M. Besnier flit qu'il n'a jamais vu l'absorption de l'iode à la surface des plaies susciter des éruptions iodiques. Chez une de ses malades, 50 centigrammes d'iodure pris par les voies digestives produisirent une urticaire extrêmement prurigineuse . tandis que Ja même dose du médicament injectée au centre de gommes syphilitiques ne donna pas lieu au même phénomène.
Un cas très intéressant d'intoxication cutanée iodo-potassique a été relaté par M. le docteur Celso Pellizzari. Son malade eut une fièvre intense, une éruption huileuse et des nodules volumineux, de la grosseur d'une noix ou d'une pomme, dans le tissu cellulaire sous-cutané. (Yoy. Analyse du mémoire de Celso Pellizzari, par Mf. Jullien, dans les Annales de dermatologie, t. I,p.362, 2e série.)
Les déterminations sous-cutanées de l'iodisme sont infiniment moins communes que celles qui ont lieu sur la peau. J'en ai cependant observé un cas très curieux chez un jeune homme que je fus appelé à traiter pour de vastes ulcérations syphilitiques des extrémités inférieures. En examinant toute la surface du corps, je découvris sur divers points une dizaine de petites tumeurs hypodermiques sans adhérences avec la peau. Je crus qu'il s'agissait là d'une éruption récente de gommes et je le dis au patient. Mais il me répondit que ces lésions se développaient chez lui dès qu'il prenait de l'iodure de potassium, qu'elles restaient stationnaires sans lui causer aucun désagrément pendant toute la durée de la cure iodique, et qu'elles disparaissaient assez vite quand on cessait d'administrer l'iodure. Je pus m'assurer par la suite qu'il en était réellement ainsi.
Voilà donc un médicament qui suscite parfois des lésions semblables à celles qu'il est destiné à combattre. Mais ce n'es! pas à des pseudo-gommes que se bornent de semblables méfaits, bien propres à nous tromper. J'ai eu l'occasion de constater plusieurs fois chez mes malades des ulcérations profondes, taillées a pic, recouvertes d'une carapace crustacée, reposant sur une base néoplasique, etc., etc., qui ressemblaient de la manière la plus frappante à des ecthymas spécifiques ou à des ulcères luberculogommeux, avec une tendance décidée au processus sphacéleux ou phagédénique. Comment éviter l'erreur si on n'a pas assisté au début de La lésion, si on ne Ta pas vue naître et évoluer au fur et à mesure qu'on administrait l'iodure? Ce qui frappe en pareil cas ou finit par éveiller l'attention, mais trop tard, c'est que l'iodure, qui amende si rapidement les vraies dermopatbies syphilitiques à forme
PURPURA, DYSPEPSIE 10DIQUES. 293
.ulcéreuse, aggrave au contraire celles dont il est seul coupable.
Il importe donc d'être averti et de se tenir sur ses gardes. Aussi lorsque, au bout de quelques semaines, des lésions ulcéreuses de la peau résistent au traitement iodique, on fera bien de le suspendre, et, en pareil cas, la guérison ne se fera pas attendre longtemps '.
En résumé, les effets toxiques des iodures et en particulier de celui de potassium sur la peau et l'iiypoderme sont très nombreux et multiformes. Dans la grande majorité des cas, l'acné avec toutes ses variétés en est la suite ou la principale expression. Mais la dermopathie iodique peut aussi être d'emblée papulo-pustuleuse, ecthymateuse, bulleuse, pemphygoïde, ulcéro-gommeuse et même pseudo-gommeuse, sans compter l'urticaire et le purpura.
On a signalé des hémorragies, dans le cours du traitement ioduré. Les épistaxis, par exemple, ne sont pas extrêmement rares. Chez un de mes malades, l'iôdure de potassium donnait lieu, toutes les fois que je l'administrais, à des hémorragies nasales et à une éruption abondante de -purpura sur les extrémités inférieures. Ces accidents ne sont pas sérieux; ils constituent rarement une contre-indication formelle. Mais comme ils sont l'indice d'une certaine défibrination du sang, il faut compter avec eux. A plus forte raison devrait-on redoubler cle prudence s'il survenait des hémoptysies et des diarrhées sanguinolentes. Ces graves éventualités toxiques sont-elles bien prouvées? On peut en douter.
Le tube digestif tolère bien l'iôdure; pourtant il provoque chez certains sujets des nausées, des vomissements et de la diarrhée. Ces troubles fonctionnels sont en général fort peu accusés. Une sensation vague de malaise épigastrique et le dégoût produit par la mauvaise saveur métallique de la bouche et l'odeur de l'haleine s'observent assez souvent. D'autres fois, l'acte digestif est ralenti, diminué et devient pénible ou insuffisant. Cette sorte de dyspepsie iodique ne prend d'ordinaire un caractère menaçant qu'après un long usage de l'iôdure à hautes doses. Elle s'accompagne alors d'amaigrissement, de neurasthénie, de faiblesse générale, de torpeur dans la circulation cardiaque et capillaire, etc. Il en résulte un état de cachexie iodique qui ne cesse qu'en supprimant l'iôdure et en remontant l'organisme par une bonne hygiène, des toniques, des douches, etc.
1. Voy. lodisme cutané, par Henri Feulard (S'»', fr. de derm. et de syph., 1891, p. 259). — MM. Feulard. Hallopeau, Fournier ont observé comme moi «les pseudo-syphilides ulcéreuses produites uniquemen! par t'iodure de potassium.
CAUSES DE L'IODISME.
Quaul à ce groupe de phénomènes qu'on a désigné sous le nom d'éôrh'lé iodique, ou ne l'observe presque jamais. Cependant quelques sujets accusent l'iodure de produire des perturbations dans leur fonctionnement cérébral, de les rendre inaptes au travail, de diminuer leur mémoire, de leur causer de l'embarras de la parole, de les rendre somnolents, lourds, abrutis, etc. Peut-être y a-t-il quelque exagération dans ces reproches ; mais on ne peut pas dire qu'ils soient tout à fait immérités. Toujours est-il que le système nerveux n'est jamais sérieusement attaqué par l'iodure
Pour terminer ce qui a trait aux effets toxiques de l'iodure de potassium, il faut noter quelques autres accidents fort authenliques, mais qui sont assez rares.
On lui a reproché de donner lieu à des écoulements urétkraux. Ce reproche est fondé. J'ai vu quelquefois la muqueuse de l'urèthre subir la même influence que celles du nez, des yeux, du larynx, s'hyperémier un peu et susciter une sécrétion séro-muqueuse peu abondante, limpide, très fluide, opalescente. Ce catarrhe iodique de l'urèthre n'a aucune importance et ne dépasse pas les limites d'une simple hypersécrétion normale. Il disparait presque toujours spontanément quand on cesse de donner de l'iodure.
Chez les malades qui, en plein traitement ioduré, contractent une blennorragie vraie, faut-il interrompre l'usage de l'iodure? En principe, on doit répondre par l'affirmative, puisque ce sel est un excitant de la muqueuse. Mais le peu de bénéfice qu'on en retirerait ne compenserait pas le grave inconvénient qu'il y aurait à suspendre la médication iodurée, surtout si les manifestations syphilitiques étaient sérieuses et menaçantes. Dans le cas contraire, à la fin d'une cure, on pourrait le faire. Du reste, cela importe peu pendant la période aiguë de la blennorragie. L'interruption de l'iodure n'est vraiment indiquée que quand l'affection de l'urèthre étant arrivée à maturité, on entreprend de la couper par les balsamiques et les injections. J'ai remarqué que les balsamiques, copalm, cubôbe, santal, n'avaient qu'une prise très faible sur les écoulements urétbraux iodiques. Quelques injections légèrement astringentes sont plus efficaces.
VIL. Notre connaissance des causes de l'iodisme se résume, comme pour l'bydrargyrismc et beaucoup d'autres intoxications médicamenteuses, dans ce mot un peu ridicule par lui-même, l'idiosyncrasie ; mot agaçant, car s'il exprime un fait, il n'en sug-