RAPPORTS ENTRE SON ABSORPTION ET SON ÉLIMINATION
D'après Soulier, Chauvet cl Gubler, outre la partie de l'iodure éliminée rapidement, il en reste une autre partie combinée momentanément avec les éléments lixes de l'organisme ; elle n'en disparait finalement que quand les tissus dont elle fait partie intégrante subissent le processus de désassimilation. — D'une façon générale, il y a une transition brusque entre l'élimination active et l'élimination lente (Duchesne).
Comment finit l'élimination. — Elle décroit quelquefois d'une façon absolument régulière ; mais souvent aussi, et surtout vers la fin, elle est marquée par de petites décharges, des crochets qui font de la. ligne de décroissance une ligne brisée. On voit même parfois, vers la fin de l'élimination, des urines contenant une certaine quantité d'iode succéder à d'autres qui n'en présentaient plus trace (A. Desprez).
Qu'il s'agisse de l'iodure de potassium ou de l'iodure de sodium, la durée de l'élimination est la même, ainsi que la somme éliminée (Rabuteau, Soulier, Duchesne).
Le rapport entre l'absorption et l'élimination est très variable : 35, 70, 90 pour 100 et même 99!
II. Ce rapport est un des points les plus importants à étudier dans l'histoire biochimique de l'iodure potassique. 11 doit présenter, en effet, de grandes oscillations suivant que l'organisme est sain, ou à l'état de maladie. Les affections rénales doivent surtout préoccuper le médecin quand il administre l'iodure, comme quand il administre le mercure. Les médicaments actifs ne deviennent-ils pas très rapidement toxiques, même à petites doses, lorsque l'émonctoire rénal est malade et perd une partie de son activité? M. le docteur Rendu a vu périr dans le coma, après des accidents terribles de délire iodique, un malade atteint de néphrite interstitielle auquel on avait prescrit un gramme d'iodure de potassium.
Voici quelques-uns des résultats obtenus par divers observateurs, relativement à l'élimination de l'iode dans les maladies du rein cl dans les troubles de la sécrétion rénale.
D'une manière générale, l'élimination de l'iodure de potassium commence plus tardivement et est beaucoup plus lente chez les néphropathes que chez les individus sains.
Les opinions sont partagées sur la quantité totale éliminée; maisona trouvé presque toujours qu'elle était diminuée. D'après Speck et Dûekworth, l'élimination est absolument empêchée et d'une façon définitive dans les maladies du rein. — On ne retrouva pas d'iode dans les urines chez les néphropathes qui furent mortellement empoisonnes par de faibles doses d'iodure.
D'autres états morbides que ceux du rein l'ont aussi varier le coefficient de l'élimination rénale. Ainsi elle est diminuée citez les l'éb ri citants (Berlioz). Elle est longuement prolongée par la lièvre et la débilité