TRAITEMENT AUXILIAIRE
Les spécifiques ne constituent pas tout le traitement de la syphilis. Ils suffisent, sans doute, dans la plupart des cas, chez les personnes dont la santé était à peu près irréprochable avant la maladie et reste telle pendant toute sa durée. Mais il n'en est point toujours ainsi.
Nous sommes alors obligés d'intervenir avec des médications ou des moyens hygiéniques, dont l'ensemble forme une sorte de traitement auxiliaire ou latéral. Par là nous corrigeons des vices constitutionnels antérieurs à la syphilis et ressuscites par elle. Nous venons en aide aux spécifiques en soutenant l'énergie réactionnelle de l'organisme et en le rendant plus apte à développer leurs vertus curatives. Nous les remplaçons même, dans une certaine mesure, quand ils ne sont pas tolérés ou quand leurs effets toxiques gênent ou annihilent leur action thérapeutique. Enfin, nous réparons, par des combinaisons variées où la thérapeutique générale et locale, l'hygiène et la balnéation ont, tour à tour ou simultanément, leur rôle à remplir, les dommages que la syphilis, son traitement et toutes les conditions morbides, postérieures ou éloignées qui en peuvent résulter, infligent trop souvent à l'économie.
Le traitement auxiliaire mérite donc d'être étudié et appliqué avec grand soin. Il exige peut-être plus de perspicacité, de finesse, d'attention et de connaissance approfondie des indications, que l'administration simple, uniforme et quelquefois routinière des spécifiques. C'est dans le maniement de ces moyens que le médecin se révèle comme pathologiste, et donne la mesure de son tact de clinicien et de thérapeutistc.
Le traitement auxiliaire ou latéral comprend :
i° Les médications autres que la médication spécifique;
2° L'hygiène;
3° La balnéation.
M.U-HIAC. 21