‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 246 sur 610 · ET L'ARTHRITISME, CHEZ LES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

ET L'ARTHRITISME, CHEZ LES SYPHILITIQUES

secondaire. Tenez pour certain que la plupart des éruptions sèches, sans tendance ulcéreuse, qui se montrent chez les syphilitiques, huit ou dix ans après le début de l'infection, sont de provenance mixte et même plutôt arthritico-herpétiques que syphilitiques. Les affections interminables de la langue et de la paume des mains ne nous en donnent-elles pas des preuves continuelles ? Le stigmate spécifique n'y existe qu'à l'état d'ébauche ; mais ce n'est pas dans le caractère souvent indécis de ces sortes de lésions qu'il faut chercher le diagnostic : nous le trouvons beaucoup plus sûrement dans leur résistance au traitement spécifique.

Chez de pareils sujets, le mercure n'est pas nuisible, mais il ne guérit pas. L'iodure encore moins, sans compter qu'il aggrave quelquefois la situation, loin de l'améliorer. Que faire alors ? Recourir à d'autres médications. Il n'y en a pas qui attaquent à fond et d'emblée l'arthritisme et la dartre. Cependant, les alcalins et l'arsenic les modifient quelquefois avantageusement.

L'arsenic surtout est indiqué chez beaucoup de syphilitiques. C'est un agent thérapeutique que j'ai l'habitude de recommander dans les syphilis secondaires qui dépassent leur durée ordinaire. Je le prescris surtout pendant les suspensions du traitement spécifique. Il a l'avantage d'être un reconstituant, en même temps qu'un modificateur actif de certaines dermatoses.il est rare que je néglige de l'employer dans les syphilides papulo-squameuses qui se concentrent sur la paume des mains, la plante des pieds, et qui attaquent simultanément la langue. Dans les syphilides compliquées d'eczéma, de prurigo, d'herpès récidivant, d'éruptions d'un caractère équivoque et non franchement spécifique, je l'ordonne sous la forme suivante :

1f> Arséniate de soucie 10 centigrammes.

Sirop de gentiane ou de quinquina. 400 grammes.

Prendre quotidiennement deux ou trois cuillerées à soupe de ce sirop. — Les malades l'acceptent volontiers, car ils y voient un dépuratif. Pour eux, le dépuratif auquel ils aspirent ne peut être que liquide. C'est un vieux préjugé.

Je prescris aussi quelquefois les pilules suivantes :

ifi Arséniate de soude ou de fer 3 milligrammes.

Benzoate de lilhine ) A» )f> „nrnm„c

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Extrait de gentiane ) °

pour une pilule. En Taire 50 semblables. — On en prendra 2 ou 3 par jour.

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