‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 260 sur 610 · ET HUMIDES SUR LES MANIFESTATIONS DE LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

ET HUMIDES SUR LES MANIFESTATIONS DE LA SYPHILIS

également étudiée par M. le Dr Kalashnikoff (Th. inaug., Saint- Pétersbourg, 1889). Des lésions primitives, secondaires et tertiaires, soumises par lui à une chaleur de 47°, 2 cent, ou 47°, 7 cent, disparurent plus rapidement que par le traitement mercuriel1. Quand on employait tout à la fois le mercure et la chaleur, la résolution des syphilides s'accomplissait encore plus promptement. Bien plus, dans les cas de récidives, les régions qui avaient été traitées par la chaleur restaient libérées de toute nouvelle éruption, ou en étaient atteintes à un moindre degré que les autres points du corps. A quoi tiennent ces effets curatifs de la chaleur? Sans doute à l'accélération du circulus sanguin dans la lésion et à l'élévation de la température du corps, qui modifient et activent les transmutations intimes dans les tissus malades (métabolisme). Il est probable, en outre, d'après M. Kalashnikoff, que la chaleur attaque et détruit le virus syphilitique lui-même.

D'autres pathologïstes, Stepanoff, Domashneff, Radestock, Fischer, considèrent aussi, comme un efficace adjuvant de réserve, l'action énergique de la chaleur locale dans le traitement de la syphilis. Toutefois, le savant ïarnowsky, qui a été le promoteur de ces remarquables travaux, tout en admettant que l'application de la chaleur à l'extérieur favorise singulièrement la résorption des néoplasies syphilitiques, proclame bien haut qu'il ne faut pas prendre ce résultat pour une cure réelle de la maladie. « La vérité, dit R.-W.

l'hydrargyrisme. — Les bains d'air chaud sonL plus aisément supportés que ceux d'eau chaude à 36°, 6 cenligr. qui provoquent quelquefois des syncopes.

Les bains sulfureux artificiels, en ce qui concerne L'élimination du mercure, n'ont absolument aucun avantage sur Jes autres.

Le traitement simultané de la syphilis par le mercure et la chaleur effectue la cure plus rapidement que par le mercure seul.

Mais le traitement par la chaleur seule (un ou deux bains quotidiennement pendant 15 jours) est incapable de procurer une cure complète. — Chez les patients dont l'appareil circulatoire est malade, l'emploi de l'eau chaude exige les plus grandes précautions.

Chez les malades prédisposés à l'hydrargyrisme, L'emploi de la chaleur est, contre lui, un moyen préventif qui permet de continuer fa cure mercurielle.

1. Dans un cas de syphilide généralisée, M. Kalashnikoff plaça les extrémités inférieures et supérieures du patient qui étaient les plus affectées dans un bain chaud de 47", 2 cent, ou 47", 7 cent, pendant une demi-heure, deux fois par jour, le matin et le soir. Dans l'intervalle, les membres furent constamment enveloppés avec des compresses chaudes. — Lorsque les syphilides occupaient les fesses, la face, le cou, les parties génitales et toute autre région du corps, où le bain local était impraticable, on employait des fomentations chaudes ou un sac de caoutchouc contenant de l'eau à 46°, 1 cent, ou 48", 8 cent., et on les appliquait pendant une heure, deux fois par jour, sur les parties malades. Dans l'intervalle, elles étaient constamment recouvertes de compresses chaudes. Ce traitement local favorisai! à un haut degré la résorption rapide de la aéoplasie cutanée.

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